17.02.2012
La fabrication d’un doudou crash test
Hier mon second neveu, que nous appellerons Bouh, rapport à son vocabulaire étendu, a fêté sa première année d’existence.
« Qu’est ce qui fait le chien ? ». « Bouh ». « Et le mouton ? ». « Bouh ». « c’est bon le pain ? » « Bouh ».
Pourquoi se faire chier à apprendre tout plein de mots imprononçables qu’il faudra ensuite apprendre à écrire correctement quand un seul mot universel répond à tout ? Je vous le demande ! Il ira loin ce petit, il a du prendre de mes gènes au passage.
Bref hier après-midi, mon homme et moi étions en train de prendre un thé devant Arte.
Sex, drugs and rock’n roll baby !
Oui, nous avons des rituels qui feraient pâlir d’envie les petits vieux de la maison de retraite d’en face. D’ailleurs Arte est restée allumée toute la journée pendant que nous vaquions à nos occupations. Pour cette raison, aujourd’hui nous sommes calés sur les dégâts écologiques et humains causés par l’extraction de l’uranium en Australie, en Allemagne et en Namibie ; nous avons appris à déchiffrer des hiéroglyphes Mayas ; nous avons découvert une incroyable collection de machines ancêtres du dessin animé et du cinéma, et une collection de stylos et d’encriers anciens magnifiques ; enfin nous avons admiré la faune sous-marine à travers le monde. Après il était l’heure de revenir à des choses plus intellectuelles : Chuck.
Pendant ce temps mes petits doigts sculptaient un chat obèse (qui initialement ne devait pas l’être), mon homme préparait sa liste des courses, mon cerveau s’activait et j’eus une révélation.
Je dis : « Je sais ce que je vais offrir à Bouh pour son anniversaire ! ».
Car Bouh est gâté de toutes parts, il possède des vêtements jusqu’à ses 18 ans, du matériel de puériculture et des jouets pour ouvrir au minimum 3 crèches municipales.
Je m’écrie donc victorieuse : « Je vais lui faire un doudou ! ».
Mon cher et tendre me regarde étonné : « tu veux que j’aille à Carrouf acheter une peluche ? »
«Mais non idiot ! J’ai dit que j’allais LE FAIRE ; Moi, avec mes petites mimines. »
« Toi ? Et comment tu vas faire ? » dit-il en riant.
J’aime la confiance qu’il a en moi, c’est fou ça vous donne des ailes ! J’abandonne mon œuvre en cours pour chercher sur le net le tissu qui conviendrait. La Raison vient soudain m’agripper les épaules et me secouer : « avant d’acheter des kilomètres de tissu pour te lancer dans une production mondiale de doudous, essaie de voir si tu y arrives ».
Pas con la raison.
J’imprime alors un patron très simple, trouvé sur le net, d’un lapin doudou. Je farfouille dans mon bric à brac pour dénicher les tissus achetés deux mois plus tôt pour un projet que je n’ai pas pris le temps de faire.


Je précise que je n’ai pas de machine à coudre et je suis aussi douée en couture qu’en mécanique. Cela dit, je fais tous les ourlets de mes pantalons moi-même. Quand on mesure 1m20 on est bien obligée de s’adapter.
Quand j’étais petite, je voulais être styliste. J’avais donc créé mes propres modèles de robes. En gros des cubes avec des bretelles, j’étais sans doute trop avant-gardiste. Lesdites robes craquaient de tous côtés dès que j’essayais de m’asseoir, j’ai du stopper précocement ma carrière internationale dans le prêt- à-porter.
Avec mon patron de doudou, j’ai trouvé un tutoriel en anglais que j’ai décidé d’ignorer car je ne comprends déjà pas le vocabulaire de la couture en français. Motivée et confiante, je me lance dans la grande aventure du crash test grandeur nature du Doudou-Lapin-Prototype.
Tout d’abord, le matériel. J’ai pris du tissu de deux sortes : de la panne de velours noire et du chaipakoi imprimé rouge et noir.
Première erreur : dessiner un patron au marker noir sur du velours noir. On ne voit pas grand-chose si ce n’est des reflets orangés à la lumière mais on s’en sort.
Deuxième erreur : mon tissu chaipakoi est plissé. Pas grave, ça fera joli. Que nenni, impossible de découper un patron dans le plissé ; par endroits ça s’étire et d’autres non. Hop, je sors ma planche à repasser pour remédier au problème. Accessoirement je repasse trop chaud et fait fondre un peu le côté.
Troisième erreur : le fil. Ma mère m’a toujours dit d’acheter du fil en polyester pour mes ourlets qui conserve sa couleur et sa forme au lavage par rapport au fil coton. Pour une fois je l’ai écoutée, mais je me suis gourée dans mon achat et ai acheté du polyamide, ce qui n’est pas du tout pareil. C’est du fil un peu comme du fil de pèche. Je ne sais pas si c’est résistant à forte température. De toute façon je n’ai que ça, mais j’ai galéré comme une pas perdue par la suite avec ce fil de m****.
Je commence donc par coudre une oreille. Au bout d’une heure c’est chose faite (oui je n’ai pas la productivité d’une chinoise). Je suis un peu fière de moi mais ça ne va pas durer.
Je réalise que j’ai commis ma quatrième erreur et pas des moindres. Ma blonditude me fait partir en fou rire. Mon chéri m’interroge sur la cause. Pour toute réponse, je lui tends l’oreille (celle du lapin, pas la mienne, suivez un peu !).
« Ben quoi ? Elle est bien faite, qu’est ce qui te fait rire ? Ca ressemble à une capote, c’est pour ça ? »
Mais quel esprit tordu !
« Non, regarde bien ».
Il ne voit pas, je lui donne un morceau de tissu noir non cousu comme indice. Il ne comprend toujours pas.
« Regarde, je l’ai cousue à l’envers ! Le velours est à l’intérieur ! »
Hé oui, mesdames, messieurs, je l’ai fait.
Pas grave je m’applique pour la deuxième oreille ; je referais la première plus tard. Après le repas, je m’attaque au corps du doudou. J’ai quand même mis un épisode et demi de « Blue Bloods » et toute l’émission « Coupable, non coupable » pour le faire. Je suis contente du résultat, puis à nouveau déception.
Je réalise ma cinquième erreur : j’ai tout cousu. Et comment je fais maintenant pour retourner le doudou et le remplir ? Ben oui, être blonde à ce point n’est pas donné à tout le monde. Donc je redéfais une partie de mon œuvre. L’inconvénient avec du fil plastique, c’est qu’il est difficile de le rattraper, il glisse et se découd plus qu’il ne faudrait. Je retourne mon œuvre et admire le résultat. Nouvelle crise de rire, mon lapin à une allure de lézard écrasé. Et si c’était fait exprès d’abord ?
Sixième erreur : comment raccrocher mon oreille à la tête pour que ce soit joli ? N’aurais-je pas du la coudre AVANT d’assembler le corps ?
Septième erreur : comme le patron noir sur du tissu sombre n’est pas franchement visible, j’ai coupé trop court au sommet de la tête. Quand j’ai cousu, j’ai cru rattraper le coup. Mais en fait non , mon doudou a un trou dans la tête ; ce qui risque d’être gênant pour le rembourrage.
Enfin huitième erreur ou plutôt impasse : mon doudou possède désormais un orifice dans le pied pour le rembourrage ; mais je ne sais pas comment le refermer pour que ce soit esthétique. Bon de toute façon, il n'est plus à ça prés le pauvre vieux. Pour le reste si vous avez suivi le retournement de lapin, les coutures sont internes donc ne se voient pas. Mais là je n’ai pas le choix, il va falloir faire une couture externe et le prototype risque d’avoir un pied-bot.
1 heure du matin, j’en ai marre des essais, je pars me coucher. Mon doudou lézard gît sur une planche de découpe, les oreilles non cousues dont une à l’envers, avec un trou dans le pied.

Et si j’offrais à Bouh un doudou pour ses deux ans ? Après tout, à cet âge là, on a encore besoin d’un doudou, et ça me laisse un an pour m'entrainer.
J’ai entrepris pour les 9 ans de son grand frère de réaliser un grimoire ancien, avec une histoire illustrée sur lui à l’intérieur. Autant vous dire que si ça se passe comme avec le doudou, le livre sera prêt pour ses 18 ans !
14.02.2012
Le celtique c’est fantastique et le caoutchouc super doux
Je vous l’ai déjà dit les mélanges improbables m’attirent. C’est tout à fait vrai pour mon univers musical. Au menu aujourd’hui, une touche de celtique dans un monde de brutes.
Mon homme râle quand j’écoute de la musique, nos goûts sont aux antipodes car son monde se limite aux Black Eyes Peas et Johnny Hallyday. Ce n’est pas pour autant qu’il faut dire que j’écoute de la musique de sauvages. Est-ce que je dis qu’il écoute de la merde moi? Ha oui je l’ai dit ? Bon ok peut-être une fois ou deux alors mais pas fort. Il en faut bien pour tout le monde, chacun ses goûts alors hop partageons donc les miens :
Tout d’abord du néo-métal médiéval avec Corvus Corax (littéralement le grand corbeau, race d’oiseaux répandue dans nos vastes contrés). Corvus Corax est un groupe allemand qui a sorti son premier album en 1988 et le dernier en 2011. Ces pépères là mènent une brillante carrière depuis 24ans, sans s’afficher en 5m par 3 dans le métro, se mettre en avant à la Fnac et être diffusés en boucle à la radio. Ils sont très connus dans leur pays d’origine, enfin par ceux qui aiment le style.
Les fondateurs du groupe sont Karsten Liehm (alias Castus Rabensang) et Bernd Dobbrisch (alias Venustus, Wim, Willi, Venustus Oleriasticus), ce dernier construit lui-même ses instruments de musique comme des flûtes ou des cornemuses. Mais c’est en concert que la magie Corvus Corax se révèle à nos yeux et oreilles ébahis, les costumes et les instruments sont mis en scène et mettent en valeur la musique.
Seulement voilà je trouve très peu d’infos sur eux donc si vous connaissez la date d’un prochain concert en France par exemple, merci de partager avec votre sardine préférée. J’ai pu ouïr leur dernier opus Sverker sorti en fin d’année dernière. Fidèle à eux-mêmes, j’ai retrouvé ce son unique en son genre qui transporte dans un univers fantastique. Cependant je préférais leurs anciens albums, c’est peut-être par nostalgie, sans rapport avec la qualité dudit album.
Allez un petit extrait pour vous envoler avec le grand corbeau.
Enfin le celtique punk avec les Dropkicks Murphys. Eux vous les connaissez sûrement. En 1998, ils
signent chez Hellcat records, label punk qui compte notamment Rancid, Tiger Army, Nekromantix, The Distillers ; bon si c’est pas votre genre, je vous aurais perdus pendant quelques secondes. Le groupe mêle musique traditionnelle irlandaise, punk et folk. Originaires de Boston ils se font connaître lors des fêtes de la Saint Patrick et par la reprise de chants populaires irlandais comme Fannigan's Ball, ou Johnny, I Hardly Knew Ya. Ca ne vous dit rien ? Et pourtant vous connaissez sans doute l’air. Le succès commercial arrive en 2005 avec l’album The warrior’s code et le morceau I’m shipping up to Boston figurera dans le film Les infiltrés de Martin Scorcèse. Succès persistant en 2007 avec The meanest of time et la chanson The state of Massachushetts. Dernier album en date Going out in style en 2011.
Allez donc chercher une bière pour écouter ça :
00:44 Publié dans La boîte à musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : corvus corax, sverker, metal médiéval, cornemuse m'amuse, groupe allemand, dropkick murphys, punk celtique, chants irlandais, johnny hallyday, les petits pois aux yeux noirs, karsten liehm, castus rabensang, bernd dobbrisch, venustus, wim, willi, venustus oleriasticus, hellcats records, punk, saint patrick, the warrior’s code, i’m shipping up to boston, fannigan's ball, johnny, i hardly knew ya, going out in style, les infiltrés
10.02.2012
Shopping à petits prix !
Voici venu un billet à teneur hautement greluchienne, vous êtes prévenus.
J’ai découvert en décembre un site internet de vêtements et chaussures à petits prix. Bon vous allez me dire c'est les soldes et on s'en moque. Oui mais non car je pense à vos dépenses existentielles sur le long terme moi, car je suis une chic fille.
Sur ce site vous trouverez donc des fringues pour les femmes mais aussi hommes, enfants, bijoux et accessoires. Le voici, le voilà :
http://www.femmes-vetements.com
Au cœur de mes intérêts : un choix phénoménal de mini-jupes et de chaussures à talons et compensées. Ben oui, à 30 ans je m'habille toujours comme à 16 et vu qu'on me donne cet âge, c'est parfait! Promis un jour je gagnerais en maturité, j'achéterais des tailleurs à carreaux et le châle qui va avec.

Alors attention, c’est une entreprise chinoise, les produits sont réalisés initialement pour une clientèle asiatique donc les tailles sont en conséquence.
Oui, vous pouvez m’accusez de faire travailler les petits enfants chinois pour 10 cents par mois, mais quand on fera travailler les enfants français, j’achèterais français. Blague de mauvais goût mis à part, sachez que 95% des fringues que vous achetez en France viennent d’une manière ou d’une autre de Chine, autant ne pas enrichir les intermédiaires occidentaux et se fournir à la source.
Les prix sont attractifs mais il faut rajouter le double du montant de vos commandes pour avoir le prix total car les frais de transport sont prohibitifs. Il faut en plus s’attendre à devoir payer les taxes dues normalement pour tout import. Personnellement je ne les ai pas payées mais elles peuvent vous être demandées ; il faut donc faire un calcul de rentabilité.
Sur les chaussures, il n’y a pas photo, ça vaut vraiment le coup car elles sont de bonne qualité et je n’ai pas trouvé de modèles similaires en Europe. Pas de souci de pointure mais j’ai des pieds chinois, je fais du 36 donc je ne suis pas embêtée.
Pour les fringues, je suis plus mitigée car ça reste de la qualité chinoise : tissus très fins, poches cousues de travers, idem pour les boutons, n’acheter que des fringues n’est peut-être pas si avantageux.
Parlons de taille. Pour les filles si vous n’avez pas de seins, pas de hanches, pas de fesses et que vous êtes
de taille petite à moyenne, bienvenue au paradis.
Pour les plus d’1m65 et/ou de 60 kg vous êtes le maillon faible. Enfin pour les autres si vous analysez bien les descriptifs, vous trouverez votre bonheur.
Sachez que les asiatiques sont plates et petites et raffolent de robes courtes et de mini-jupes mais attention même pour quelqu’un de petit, genre moi (1m56.5, oui le 0.5 est crucial) c’est très très court ! La plupart des robes font 70/75 cm de long ce qui reste un grand tee-shirt sauf si vous ne comptez jamais lever les bras ou vous asseoir. Dans ce cas ok, mais je vous conseille quand même de mettre une culotte histoire de ne pas vous enrhumer. Il existe quelques modèles entre 80 et 85 cm et plus rarement en 90cm qui correspond à nos longueurs occidentales.
Chaque vêtement dispose de ses propres mesures, pas un seul n'est identique, le standard n’existe pas en Chine. Soyez vigilantes aux tours de taille et surtout à la poitrine si vous ne voulez pas être en apnée dans vos beaux vêtements tous neufs.
C’est donc sur ce site que j’ai acheté mes belles chaussures léopard que je mentionnais ici et qui font le bonheur de mon homme, summum de l’élégance et du raffinement. Ma mère m’a demandé si j’ai acheté le bout de trottoir qui va avec aussi. Haa l’amour d’une mère…
Et d’autres paires tout aussi glamour dont une qu'un soit disant ami a comparé à des chaussures orthopédiques.
Bon, si je me souciais un tant soit peu de l’avis des autres, il y a belle lurette que je fermerais ma gueule et resterais enfermée chez moi vêtue d’une robe de chambre en toile de jute.
Comme ce n’est pas le cas, je suis très fière d’arborer mes chaussures de Pétapouf handicapée.
Lors de mon premier achat, j’avais choisi China registred mail pour l’envoi car ils étaient 15€ moins chers.
J’ai refait une commande de mini-jupes il y a quelques jours, cette fois–ci c’est UPS le meilleur marché mais je m’attends à payer des taxes d’importation car ils sont plus regardant sur les compagnies américaines. Délai de livraison annoncé entre 10 et 40 jours pour la China et j’ai tout reçu en 15 jours. Un article était hors-stock, j’ai eu un avoir correspondant à son prix et aux frais de transport liés. Avec UPS délai de 4/6 jours, je vous dirais quand je recevrais. Je suis trés satisfaite de ce site donc à vos marques, prêtes, go shopping!
http://www.femmes-vetements.com/?u=26760

14:24 Publié dans J'ai testé pour vous | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : femmes-vêtements.com, mini-jupes, chaussures léopard, chaussures à talons, chaussures compensées, pétapouf hanidcapée, robe de chambre en toile de jute, instant greluchien, shopping fringues et chaussures


