30.01.2012
My tailor is rich and I’m a palmer
Vous qui admirez ma prose dans la langue de Molière, imaginez un instant l’effet produit dans celle de Shakespeare, sublime, isn’t it ?
Que les professeurs d’anglais et les bilingues passent leur chemin sous peine d’infarctus, de combustion spontanée ou d’excès de fou rire.
Pendant nos vacances à la montagne, nous avons rencontré des touristes étrangers.
Joseph était australien. Discuter avec un Aussie, c’est comme parler avec sa grand-mère qui aurait oublié son dentier et qui mangerait un sandwich taille XL en une seule bouchée. L’australien à la particularité de mâcher ses mots et de les recracher en une bave incompréhensible. Mais comprendre un australien en cagoule, sur un télésiège et dans le vent, c’est une prouesse technique que j’ai relevé avec brio… enfin presque…rien que pour vous (et un peu aussi parce qu’on se fait chier sur un télésiège).
J’entame donc la conversation avec Joseph, mon voisin de siège, car je suis une fille sympathique. Je commence par nos origines géographiques respectives. Il trouve Paris magnifique, je lui réponds que c’est aussi une ville relativement chère. Pour lui c’est cheap parce que Perth fait partie des villes les plus coûteuses au monde (adieu mes rêves de conquête de l’Australie). Nous en venons aux professions. De ma suave et délicate voix teintée d’un très léger accent français, je questionne : What do you do for living ? En vrai, il faut dire for a living mais je ne m’en rappelais plus sur le coup, j’aurais pu faire plus simple avec what is your job, ma logique étant peu commune, je n’y ai pas non plus pensé. L’essentiel c’est qu’il m’ait comprise.
Il répond : I’m a palmer.
A palmer… le mot interpelle mes neurones endormis qui surpris pendant leur sieste, s’entrechoquent et c’est le bordel. La première image qui me vient est un palmier. J’en déduis que c’est une sorte de jardinier qui plante des palmiers, il doit bien y en avoir en Australie…
Pas du tout. Inutile de chercher dans Reverso, palmer n’existe pas et ne veut rien dire ; palmier se traduisant par palm tree. Oui, je représente une concurrence déloyale pour Dora l’exploratrice, j’en suis bien consciente.
Joseph a du voir passer le poisson rouge en apnée devant mes yeux et a décidé de venir à mon secours. Il me dit que je ne le comprends sûrement pas parce qu’il parle trop vite. Je dis non ce n’est pas la vitesse mais l’accent qui me pose problème, and can you please put off your …cagoule ? Cagoule doit être un mot universel car il s’exécute puis me parle de tuyaux, de sanitaires, de baignoires…
Illumination soudaine : Haaa! You’re a PLUMBER, like Mario Bross. Notez au passage la finesse de mes références internationales, bluffant.
Il part dans une explication sur son apprentissage ; je me dis que l’alternance ne doit pas être rémunérée au même taux que chez nous, pour s’offrir deux semaines de ski à l’autre bout du globe.
Mon homme ayant uniquement compris une petite partie de notre conversation tente une phrase. Il y a plus ridicule que moi parlant anglais, il y a mon homme, grand moment de rigolade, j’en tomberais presque du télésiège.
Ensuite joseph s’enflamme dans un monologue cagoulé. Je me noie, il le voit, tente un repêchage, une fois, deux fois mais là point d’illumination ; je ne comprends rien du tout. Ouf ! C’est l’arrivée du télésiège, on n’aura jamais compris ses dernières paroles.
Télésiège suivant, car rien ne m’arrête, j’entre en contact avec Gleen un londonien. Cette fois son accent est parfait.
Il me dit : I’m a palmer. Merde, ça recommence !
Je comprends ensuite : I’m a planner. Aprés aucune difficulté pour comprendre qu’il est manager dans un pub et qu’il boit beaucoup de bières. Ça tombe bien on doit partir en Angleterre en juillet. Mon cerveau ne ferait-il d’effort que pour les informations vitales ?
Moralité : j’ai trop regardé Les dessous de Palm beach quand j’étais jeune. Si Rob Estes ressemblait à Derrick, je n’aurais pas vu des palmiers partout 15 ans plus tard.

18:41 Publié dans Travel ze World, Ze incredible sardine's life | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : i'm a palmer, aussie, dora l'exploratrice, les dessous de palm beach, palmier, télésiège
27.01.2012
Maître Caprileau… sur une algue, perché
Car la médiocrité n’attend pas le nombre des années (et la blondeur la repousse des racines), j’ai décidé de vous faire partager la mienne. Ma contribution permettra de sauver l’humanité du chaos orthographique et vocabulairien qui la menace. Non générations futures, ne me remerciez pas… vénérez moi ça suffira.
Il était un soir où je cogitais durement sur la rédaction d’une nouvelle pour un concours. Enflammée par mon récit, j’écris sans relâche, soudain un vilain petit soulignement rouge me stoppe dans mon élan romanesque. Le correcteur d’orthographe avait encore frappé !
Damned ! Mais que se passe-t-il ? Je relis mon mot puis ma phrase, incompréhension totale, je ne vois pas où se situe le problème. Le correcteur insiste et ne me propose rien de plausible. Armée de ma patience légendaire je m’énerve et peste contre ce foutu ordinateur de merde qui ne connait rien à rien et n’a aucun vocabulaire. Je reste étonnée quand même sur le moment par son ignorance, ce mot est pourtant tellement familier.
Pas grave, je persiste et force le correcteur en cliquant sur « ajout au dictionnaire ». Nan mé ho j’vais pas me laisser faire par une vulgaire machine dépourvue de culture. Satisfaite de mon écrasante victoire, je termine ma nouvelle, enregistre et vais me coucher.
Le lendemain fraîche et dispose comme une loutre au réveil, j’ouvre à nouveau mon fichier et me relis. Mouarf ! Stupeur et tremblements et métaphysique des tubes, je vois l’objet du délit dans une phrase ; j’ai écris « …avec crualité … ». Pourtant la veille ça me paraissait l’évidence même, comme si le mot avait toujours fait partie du vocabulaire français. Et le correcteur d’orthographe, pensez-vous qu’il m’aurait proposé cruauté à la place, ben non, complètement dérouté par ma création, il n’y a même pas pensé. Sinon je lui aurais donné raison… enfin peut-être …
Bon je vais quand même écrire à Larousse et au Petit Robert pour leur soumettre ma suggestion.
Du coup, savez-vous comment on enlève les mots (qui accessoirement n’existent pas) et qu’on a enregistrés dans le correcteur orthographique de Word ? Sait-on jamais des fois que je recommence…
Autant vous dire que si je gagne le concours, les écrivains et la langue française ont du souci à se faire.
Moralité : le correcteur d’orthographe, c’est plus fort que toi !
19:24 Publié dans Ecris moi un mouton | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : orthographe, correcteur orthographique, crualité
Je vois des morts partout...
Parce qu’ils sont morts et ils ne me l’ont pas dit, j'ai du l'apprendre de façon brutale et sans ménagement, en cherchant tout autre chose sur la toile :
Tout d’abord René, non pas René la taupe, rassurez vous celui-là nous pourrira encore longtemps les oreilles avec son comparse le chef cochon. J’évoquais René des musclés.
En pur produit des années 80, les musclés fidèles musiciens de Dorothée, ont accompagné mon enfance. Et donc que n’apprends-je aujourd’hui? René est décédé, d’une rupture d’anévrisme, en août 2009, (oui, ne vous attendez pas à des scoops d'avant-première).
Je m’insurge ! Personne n’a pas pensé à me prévenir. C’était mon baby-sitter du mercredi après-midi. Petit rappel : René c’était l’accordéoniste avec des lunettes, le seul avec un air intelligent (enfin tout est relatif). Haa les musclés ! Le boys band d’avant-garde, une révolution musicale et télévisuelle. C’est tout un pan de l’Histoire de France qui s’écroule, triste jour.

Ensuite paf ! Brad Renfro, dans la même journée, s’en est trop ; si en plus on me dit que Casimir n’est plus, je me suicide au Kinder.
En parlant de suicide, quelqu’un à fait une recherche « sardines suicidées » dans Google,… Sofia Coppola me parait pathétique maintenant.
Bref, Brad Renfro, ce nom ne vous évoque peut-être rien et pourtant, c’était un jeune acteur, brillant dans Le client aux côtés de Susan Sarandon puis dans Sleepers avec Robert De Niro, film poignant pour lequel j’ai versé des litres de larmes à l’époque au cinéma.

Brad avait mon âge, il était beau et talentueux, je bavais devant ses photos dans Ok podium ou Starclub (des références littéraires incontournables !). Malheureusement sa carrière a tourné court, la drogue a eu raison de lui et de sa vie. Il s’est éteint il y a prés de 5 ans d’une overdose. Ha chienne de vie ; et là encore personne n’a pensé à m’envoyer un message afin que je pleurs les dernières larmes qui n’avaient pu couler pendant Sleepers. Une honte ma bonne dame !
13:45 Publié dans Le mardi, c'est ravioli | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : rené, les musclés, brad renfro, sardines suicidées
26.01.2012
Mr Pop’s and me
Cette année, j’ai encore été très sage 0 :op donc évidemment le Père Noël m’a gâtée.
Mais le Père Noël a tendance à oublier que je voyage en train. Il s’est fait plaisir entre autre avec des bouquins de 2 kg chacun, ne connait-il pas les éditions de poche ? Et surtout j’ai reçu un cadeau original de ma tante, devenu nouvel amour de ma vie, je vous le présente : Mr Pop’s

Il est pas beau mon chouchou ?
Ce sex symbol orange est une machine à pop corn. Les rabat-joies nous diront qu’on peut faire du pop corn au micro-onde ou à la casserole. Certes, mais ce n’est quand même pas aussi passionnant qu’avec Mr Pop’s.
Au moment de faire le sac du retour, mon entourage me serine « ta machine, tu vas pas pouvoir la ramener dans le train », tss tss tsss, c’est mal me connaître. Un amour naissant et on voulait déjà nous séparer. Mais j’ai tenu bon et Mr Pop’s a voyagé pour la première fois en TGV 1ère classe, ensuite je lui ai fait l’honneur de débarrasser un rayon de placard rien que pour lui.
Le week-end avant de partir au ski, nous avons reçu des amis. Après un repas copieux, je décide de m’amuser avec mon nouveau jouet. Hop hop hop, je libère vite fait un coin de table et déballe la bête devant mes spectateurs ébahis par tant de beauté (non pas la mienne pour une fois ;o) restons humble).
Faut avouer qu’il est trognon avec ses ‘tits yeux et son sourire, non ? Murmures de l’auditoire : « mais…kessecé ? ».
Tel un Pierre Bellemare sous amphét, j’explique donc avec un enthousiasme débordant les caractéristiques merveilleuses de cet objet, avant d’aller chercher mon maïs pour une démonstration.
L’avantage, Maryse, du fabuleux Mr Pop’s c’est qu’il ne nécessite pas d’huile, c’est donc ultra diététique. On n’ajoute pas non plus d’eau mais cet appareil fait quand même de la vapeur. Mystérieux, on n’a pas compris pourquoi. Je balance donc mon maïs dans le trou de la tête et c’est parti pour 9 minutes de spectacle fort en effets spéciaux, Spielberg n’a qu’à bien se tenir.
Ça tourne, ça chauffe, ça éclate dans tous les sens, bref je suis scotchée. J’en profite pour parler à Mr Pop’s et lui faire des bisous pour l’encourager (ne vous inquiétez pas mes amis ont l’habitude). Tout le monde se fout de ma gueule parce que je suis en extase devant la machine. N’empêche, ils sont tous restés comme des cons à regarder et à rapprocher leurs chaises, moi au moins j’assume ! Ils se marrent car à chaque grain qui explose, je cligne des yeux, du premier jusqu’au dernier. Pas ma faute si je suis sensible !
N’ayant jamais fait de pop corn auparavant, j’ai eu la main un peu lourde. Mr Pop’s a manqué de finir sa vie dans une terrible implosion.
La cuisson terminée, vient le problème du sucre.
D’après le mode d’emploi il faut le rajouter après, mais après ça n’adhère pas au maïs froid. Ca ne fond pas, moi je veux qu’il caramélise.
Nous relançons donc Mr Pop’s pour 9 minutes de joie intense. Cette fois-ci au moment où les grains éclatent, je saupoudre de sucre. Je voulais attendre un peu plus car tout n’était pas fini mais j’ai cédé à la pression unanime et j’ai eu tort. Nous avons bien obtenu du pop corn au caramel mais aussi des grains de maïs au caramel, ce qui est inmangeable.
Le comble c’est que ni moi ni mon homme n’aimons le pop corn. Cela dit on en a bouffé quand même tout un saladier alors qu’on n’avait même pas faim. La digestion fut difficile.
Dés lors je sens que Mr Pop’s et moi allons accomplir de grandes choses. Je me prends à rêver à une entreprise de pop corn, des recettes originales au paprika , au curry, au café ; des livres à la fnac et mon émission culinaire sur Tf1... Je commencerais par la maison de retraite en face, 4€ le sachet. Puis la sortie de l’église à côté et enfin les Champs Elysées et les grandes galeries…
Mon ami très pragmatique me stoppe dans mon envolée. Il me rétorque que je risque d’avoir quelques problèmes avec le réseau pakistanais et que je devrais sûrement acheter autant de marrons que je vendrais de pop corn.
Effectivement vu comme ça… Pas grave, je me contenterais des p’tits vieux, mon charme allié à celui de Mr Pop’s, personne ne saura résister.
Mine de rien, Mr pop's nous aura occupé deux bonnes heures, merci tata!
10:52 Publié dans J'ai testé pour vous, Ze incredible sardine's life | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mr pop's, pop corn
25.01.2012
Google analytics ou la couleur de votre slip
Attention je m’apprête à vous faire une révélation qui risque de briser votre petit cœur d’internaute à tout jamais. Pour mon lectorat masculin de plus de 75 ans, je vous conseille d’avoir votre petite alarme médicale personnelle à portée de main, au cas où.
Alors voilà je vous l’avoue aujourd’hui, si j’ai créé ce blog ce n’est pas pour égayer vos mornes soirées, vous révéler les détails croustillants de ma vie trépidante ou vous montrer l’étendue de ma culture littéraire cinématographique et musicale. Tout ceci aussi passionnant que ce soit masque une vérité froide et calculatrice de ma part. En fait, je voulais tester le monde magique du web avant de conquérir la planète et bâtir un empire financier jusque là jamais inégalé.
Oui, je vous déclare officiellement mon ambition secrète : je veux ouvrir un e-commerce (pour commencer, soyons modeste).
Vous vous dites sûrement comment une webquiche comme elle peut avoir ce projet là ? Je vous répondrais dans un monde où Loanna peut faire un disque (et surtout le vendre !) ou Carla Bruni peut être actrice dans un vrai film, de Woody Allen en plus, et plus seulement auprès de son mari, tout est possible.
Bien sûr quand on part de rien et qu’on ne sait toujours pas comment fonctionne un flux RSS (suis-je condamnée à être un boulet pour le restant de mes jours ?) ça complique la tâche. En obstiné petit poisson argenté que je suis, j’irais au bout de mon projet.
J’ai donc commencé par la base : les livres du genre le e-commerce pour les nuls, les salons de l’entrepreneur, les recherches sur Google mon ami et bien sûr mes énormes compétences professionnelles dans la création d’entreprise.
En sardine consciencieuse et appliquée, j’ai créé un blog afin de voir comment ça se passe sur la toile, comment les gens viennent se perdre sur un site internet, ce qui les intéresse, comment capter leur attention,… bref finalement c’est passionnant et j’en découvre tous les jours.
J’ai également décidé de m’atteler seule à la compréhension de Google Analytics que l’on nommera GA pour les intimes. Quand on part d’un niveau -30 sur le sujet, on est super fière d’atteindre le niveau 0 qui correspond grosso modo à ma progression actuelle.

Outre les stats de hautetfort qui restent quand même très limitées, j’ai installé GA, ce formidable outil sur ce blog.
Mais voilà un niveau -30 reste médiocre quoiqu’il advienne, je l’ai donc mal installé et il ne traite qu’une partie des infos. Ce n’est pas grave pour ce blog car c’est juste un test pour apprivoiser la bête, mais j’ai intérêt à être plus performante pour la suite. Il y a donc un écart en constante progression de 500 visiteurs par mois entre GA et hautetfort. Pour ces 500 là qui jouent à cache-cache, don’t worry, je vous aime quand même !
J’ai été totalement stupéfaite de tout ce qu’on peut apprendre par GA. Je ne me doutais pas que je laissais autant de traces lors de mes visites. On peut tout savoir : quelles pages j’ai vu, comment je suis venue sur le site, quel est mon réseau internet (d’ailleurs je sais que beaucoup d’entre vous viennent ici alors qu’ils sont au taff, bouh ! c’est pas bien retournez bosser bande de fainéants !), combien de temps je suis restée sur le site, de quel pays je viens, ce que j’ai tapé comme mot clé dans Google, etc...
Petit aparté à ce sujet, la plupart des visiteurs viennent par rapport à mes articles littéraires, j’en verserais bien une petite larme, qui a dit que le livre n’avait pas d’avenir ? Bon après ces lecteurs partent vite vu le contenu, désolée Michel Field c’est pas ici.
Les poupées d’artistes et leurs créateurs ont leur lot de succès ; viennent ensuite les questions existentielles du genre « sa mange quoi une sardine ? » avec l’orthographe qui va bien. Et là je m’émeus. Il existe un autre être humain sur terre qui se pose la question ! Si tu veux aussi savoir comment les serpents se reproduisent et est ce que les araignées font caca ? Nous sommes faits pour nous aimer pour la vie. Astuce regarde Arte la nuit, tu apprendras énormément de choses sur le monde qui nous entoure notamment la réponse à la question 2.
Rien que pour toi en exclu (les autres vous pourrez nous rejoindre plus bas) : le serpent type boa constrictor est en fait muni de petites pattes de quelques millimètres qu’il sort pour grimper sur sa compagne au moment de la copulation. Non, le boa n’est pas romantique, point de resto aux chandelles et de bouquet de roses. Entre ces deux petites pattes, il a une minuscule bite de quelques millimètres également. On sait maintenant pourquoi le boa aime étouffer, c’est parce qu’il est frustré. Ben oui mets toi à sa place, faire plusieurs mètres de long et avoir un sexe de 2 millimètres, ridicule, y’a de quoi avoir les boules quand même. Enfin moi je plains surtout Mme boa qui ne doit pas rigoler tous les jours ; mais je sens que je m’égare sensiblement du sujet.
Revenons donc à GA et aux mots clés, le n’importe nawak est aussi de mise avec en vrac :
« Que mangent les vampires ? » Je m’avance un peu trop peut-être mais j’aurais tendance à dire du sang.
« Pourquoi Charlaine Harris a appelé la ville Bon Temps dans True blood ? » Pour établir un contraste entre la quiétude d’une petite ville rurale et les événements tragiques qui surviennent et ses habitants surnaturels ? Va savoir, il faudrait lui demander directement.
« Tire bouchon érotique » là je me demande bien pourquoi il a atterri là celui là.
« A quoi penser pendant le yi quan » moi perso je pensais que j’avais mal partout.
« Contes à manger » celui là doit dévorer les livres ha ha ha !
Une pensée sympathique pour celui ou celle qui a tapé » j’en chie à la salsa », je compatis !
« Pourquoi Mark Dacascos ne porte pas d’alliance ? » Je dirais parce qu’il n’est pas marié ou alors il a les doigts boudinés, enfin peu importe, tu crois que tu vas te le taper ? Ma cocotte t’es mal barrée, je passe avant ;o)
Les deux derniers pour les plus de 18 ans « suis attirée par les vieux vicieux », si tu veux je te donne mon secret pour les attirer et puis tu le gardes parce que j’en ai pas vraiment l’utilité.
Et le pire « zoophilie ». Là je m’interroge sur les rapprochements googéliens parce que déjà la zoophilie en soit faut être déjà bien perché mais faire ça avec une sardine, on est parti loin dans l’univers à bord d’un éléphant rose intergalactique conduit par Goldorak. Nan mais sérieux Google, tu vas pas bien dans ta tête ou quoi ?
Je ne sais pas comment la CNIL voit GA car quand même toutes ces données collectées sur notre dos sans le savoir ça me laisse perplexe
Enfin tout ça pour vous dire de garder l’œil car big sardine’s watching you !
11:44 Publié dans J'ai testé pour vous | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : google analytics, statistiques, e-commerce, analyse web
Moi, Michel G, Milliardaire, Maître du monde
Sorti en avril 2011 et réalisé par Stéphane Kazandjian. J’ai vu ce film dans le train du retour et j’ai vraiment bien aimé.
C’est une caricature (mais pas tant que ça) du néo capitalisme et de l’économie de marché qui fait tourner notre monde. Le film est un faux documentaire de Joseph Klein, un journaliste gauchiste qui veut filmer la vie quotidienne d’un grand patron du CAC 40 et mettre l’accent sur les conséquences de son empire financier. Michel Gagniant est ce grand patron multi-milliardaire à qui tout réussi et qui possède pouvoir, argent, amour. Ce dernier verra dans ce tournage l’occasion de montrer l’etendue de son pouvoir et mettre en avant sa fulgurante ascension vers le stade ultime de sa carrière : le rachat de son principal concurrent. Chacun a à y gagner dans cette collaboration et tentera de manipuler l’autre pour arriver à ses fins.
C’est une comédie critique sur notre modèle économique, la réalisation est originale entrecoupée d’animations mais parfois on vire dans la comédie franchement potache (cf. l’incident avec le chien et le requin) qui casse un peu le sujet du film.
Laurent Lafitte dans le rôle du journaliste est excellent. Par contre j’ai un peu plus de mal avec François-Xavier Demaison dans le rôle du grand patron. C’est pourtant un bon acteur mais par sa bonhommie il ne colle pas à la caricature que l’on se fait du requin financier. La personnalité de son personnage n’est pas assez hargneuse et incisive, on est dans la caricature tout est exagéré mais pas ce côté, dommage.
C’est un très bon film mais attention on n’est pas dans un documentaire sur le système économique mondial ; si vous voulez plus de cynisme et de critiques,il faut regarder ARTE ou de vrais documentaires, ça reste une fiction très bien construite.
09:05 Publié dans Hollywood boulevard | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
24.01.2012
Les morsures de l’aube de Tonino Benacquista
Pendant mes vacances j’ai lu entre autres ce livre de Tonino Benacquista, je n’avais rien de lui avant. Je ne crois pas avoir vu le film d’Antoine de Caunes dont il est tiré pourtant je me rappelle une scène avec Asia Argento en mode gothique dans une discothèque. Donc si je l’ai vu et qu’il ne m’a pas marqué c’est que ça ne doit pas être un chef d’œuvre selon mes critères.
Ce roman nous raconte l’aventure de deux parasites professionnels, des SDF mondains qui vivent du squatte de réceptions et fêtes luxueuses en tous genres dans Paris. Ils survivent dans ce milieu hostile et codifié de petits fours en champagne et se reposent la journée dans un centre de fitness. L’un d’entre eux Antoine, va faire l’erreur de prononcer le mauvais prénom pour s’incruster dans une fête. Ce prénom maudit l’entrainera malgré lui à la recherche de son mystérieux propriétaire à travers le monde de la nuit parisien et sa faune.
Ce roman noir teinté de vampirisme est relativement bien écrit mais je n’ai pas été mordue (ha ha ha qu’elle est drôle) par l’histoire. Dès le départ je n’ai pas accroché à ces deux personnages principaux. Contrairement aux avis que j’ai pu lire, je ne trouve pas les personnages d’Antoine et de Mister Laurence très approfondis. C’est surtout vrai pour le second qui est plus effacé, anecdotique. Son évolution et sa fin surprenante ne collent pas trop dans l’histoire. On ne sait pas trop ni pourquoi ni comment ils en sont venus à ce mode de vie et l’histoire rocambolesque qui va s’abattre sur Antoine ne me parait pas du tout crédible. Je sais, on est dans un roman mais n’empêche une pointe supplémentaire de réalisme n’aurait pas été du luxe.
Ca reste une très belle ode au monde de la nuit parisien, un roman bien rythmé qui se lit facilement. On est pris dans l’histoire malgré tout, même si on n’accroche pas sur le fond, mais ça n’est pas un coup de foudre.
Du coup j’hésite à lire d’autres titres du même auteur, à voir…
18:30 Publié dans A la page ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : les morsures de l'aube, tonino benacquista, asia argento, antoine de caunes, vampirisme, roman noir, polar, monde de la nuit
Avec les vieux j’ai un succès fou …hou ou ououuu
J’ai toujours eu du succès malgré moi avec les hommes âgés. Quand je dis « âgés » c’est plus de 75 ans car soyons clair, pas de langue de bois entre nous ou de politiquement correct, à cet âge là, on est vieux et puis c’est tout.
Sachant que physiquement on me donne la moitié de mon âge, j’en conclus que j’attire non seulement les vieux mais surtout les vieux pervers, les vieux dégueulasses.
Sans doute que mon sex appeal attire leur sexe à piles, allez savoir…
Autant les hommes qui me draguent je gère et c’est plutôt flatteur sauf quand on vous siffle comme un chien ou qu’on vous dit « t’es vachement bonne » ; autant les vieux ça me met très mal à l’aise. Je n’ose pas trop les envoyer chier car je respecte mes ainés et je ne suis pas flattée parce que ça reste de gros pervers.
La semaine dernière en vacances, mon charme a encore opéré.
J’étais dans le bus qui nous ramenait des pistes au centre ville de Chamonix, mon homme assis contre la vitre et moi côté allée. Je sens qu’on me regarde avec insistance. Je tourne la tête, de l’autre côté de l’allée un vieil anglais me regarde avec un sourire émail diamant. Naïve, je lui souris en retour.
Pendant le trajet j'observe passagers et paysages, je constate que le vieux est toujours en train de me regarder d’un air libidineux avec un sourire figé sur le visage. Pour ne pas lui faire croire quoique ce soit je ne lui souris plus et je ne le regarde pas.
Je tente un appel du pied de détresse vers mon homme qui fidèle à lui-même ne bouge pas d’un poil, tout occupé qu’il était à rêvasser à son vin chaud. J’ai surveillé du coin de l’œil le papy qui m’a fixée pendant tout le trajet (20 minutes quand même), beurk. Heureusement notre arrêt est arrivé et lui descendait plus loin. Il a eu tout le loisir de reluquer mes fesses pendant que je quittais le bus, ce qui m’a donné une forte envie de lui assener un coup de snowboard sur la tronche, mais je me suis retenue, respect des ainés vous dis-je.
Le lendemain nous prenions le télésiège avec notre groupe (j’étais la seule fille), devant la cabane trois pisteurs discutent et se marrent. Soudain le plus vieux, (j'aurais préféré son collègue mignon de la trentaine) s’approche de moi au moment où les barrières s’ouvrent pour nous laisser avancer sur le tapis roulant.
L’homme s’écrit « nous on voudrait bien garder la jolie demoiselle » puis il me prend dans ses bras et m’attire à lui. Heureusement que j’ai de l’équilibre sur un pied sinon je me serais ramassée une superbe gamelle. L’homme à côté de moi réagit et répond « non on va la garder ». Pensez-vous que cette voix me défendant émanerait de mon cher et tendre ? Que nenni, il n’a rien vu, rien entendu et pourtant il était sur le même télésiège que nous, pff je vous jure. Bref l’homme me lâche et me laisse m’asseoir sur le télésiège qui m’emporte loin de lui.
Aujourd’hui, je m’en vais faire quelques courses au petit supermarché d’à côté. J’aime bien les jours en semaine car il n’y a personne excepté… des p’tits vieux ! Qui dit moins de monde, dit moins de caisses ouvertes et gens non pressés donc au final on met autant de temps qu’en heures de pointe.
J’arrive en caisse, pas une de libre, des chariots plein à craqués, il doit y avoir une méga teuf à la maison de retraite. Je repère de loin un petit vieux avec un chariot rempli de bouteilles de Perrier. Cool me dis-je, ça va aller vite, la caissière en scanne une et multiplie par le nombre de bouteilles et c’est fini.
Je me place donc derrière lui. Devant l’homme, un couple de personnes âgées est en train de payer. L’homme n’avance toujours pas avec son chariot. Je le regarde avec insistance genre « ben alors qu’est ce que tu fous, bouge le ton chariot ». Puis il me dit « Allez-y, vous étiez là avant ».
Toute polie que je suis, je lui réponds que non, c’est son tour. Il insiste et me rétorque le contraire. Là-dessus le couple de petits vieux de devant s’en mêle, les deux hommes se connaissent en plus. Le mari de la dame lance à son ami « alors on resquille, on resquille, il me semble bien que la jeune femme était là avant toi ».
Arf c’est un complot ! Je m’écrie désespérée « mais non! le monsieur était là avant ! ».
On ne va quand même pas se battre pour se laisser la priorité, trop de politesse tue la politesse, je vous le dis ! L’homme s’exclame alors « bon ben puisque vous me laissez passer, j’y vais. Il faut croire qu’à mon âge, mon charme fait encore de l’effet ! ». Grand moment de solitude.
Je tourne la tête et qui vois-je à la caisse d’a côté, ma voisine du dessus qui a suivi l’histoire avec amusement. Je ne croise jamais mes voisins d’habitude, ça y est ma réputation de gérontophile est lancée. On se dit bonjour et je passe enfin à la caisse.
Moralité, la prochaine fois je grille tout le monde ou alors quand j’ai besoin juste d’une boîte de thé et d’un paquet de piles, je reste chez moi. C’est pas vrai ces vieux qui n’ont pas de mémoire !! Je veux bien être gérontophile mais avec Richard Gere ou Harrison Ford tant qu’à faire.
Et pour conclure comme vous aurez tous reconnu un plagiat de Christophe dans le titre (oui même toi qui écoute du néo-past-heavy-dub-metal-techno qui déchire sa mère), voici l’original.
Un grand moment de musique française…
16:49 Publié dans La boîte à musique, Ze incredible sardine's life | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : vieux, gérontophile, succès fou, christophe
23.01.2012
Snowboarding in Chamonix
Désolée pour ce silence, pendant que vous vous angoissiez à l’idée de ne plus jamais me lire ; je dévalais les pistes et les vins chauds à « Cham », comme la nomment les gens branchés.
Loin des stations traditionnelles avec chalets en bois et plus personne dans la station à partir de 18 heures, et le pot d’accueil le samedi soir, Chamonix reste une véritable ville en haute-montagne. On ne trouve pas ici d’ambiance familiale mais plutôt un univers branché ou des milliers de touristes affluent du monde entier et surtout du Royaume-Uni pour profiter de ce que la nature nous offre de plus beau : des montagnes aux cimes acérées et enneigées et bien sûr les mythiques Mont-blanc et Aiguille du Midi.

Comme dit la pub la montagne ça vous gagne (qui a dit que je n’avais pas de culture franchement ?), originaire de la région et mise sur des skis à l’âge de deux ans, j’ai toujours aimé la montagne et la neige.
Chamonix bénéficie d’un domaine skiable exceptionnel qui reste pour moi un des meilleurs spots de glisse en France. Le domaine est très alpin par conséquent les pentes sont raides et le niveau assez technique. Sa réputation par delà nos frontières amène des touristes avec un très bon niveau que ce soit en ski alpin, télémark, snowboard, alpinisme ou mountain bike pour l’été.
Chamonix est une ville très chère, sa renommée et son côté fashion font grimper les prix et le forfait coûte un bras. Il n’y a pas de réduction en basse saison car il n’y a pas vraiment de basse saison à Chamonix. Cette semaine, c’était assez calme mais la ville grouille quand même de gens le soir venu qui doivent vivre reclus en journée puisqu’on ne les voit pas sur les pistes, mais ça ce n’est pas pour me déplaire.
Chamonix est aussi le lieu de prédilection des traders de Londres et des financiers parisiens, mais si on y fait abstraction c’est quand même un endroit super sympa. Heureusement nous avons un bon plan pour le logement (que je ne divulguerais pas) qui nous assure de pouvoir nous loger pour une semaine à des prix raisonnables et donc profiter de ce qui est devenu un paradis pour riches à l’instar de Courchevel.
Par beau temps la vue est époustouflante de la plupart des sommets. Que ceux qui ne croient pas au réchauffement climatique passent faire un tour à la Mer de glace qui s’amenuise d’année en année et perd en moyenne 30 m de long et 5 m d’épaisseur par an, ce qui est énorme. Je suis triste d’être témoin de ce que mes enfants (si j’en ai un jour) ne verront sûrement plus dans quelques dizaines d’années.

Mes yeux ont bien profité de ce spectacle et je me suis éclatée en snowboard. J’ai redécouvert tous les muscles de mon corps qui sommeillaient jusque là, au programme nouvelles techniques, sauts, rotations et donc gamelles à la pelle et quelques bleus ce qui valait bien quelques récompenses en tartiflette.

Que du bonheur, vivement la prochaine session!
11:07 Publié dans Travel ze World, Ze incredible sardine's life | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : snowboard, chamonix, mont-blanc, aiguille du midi, domaine skiable, alpin, mer de glace
10.01.2012
« Splice » de Vincenzo Natali. Attention spoiler.
C’est un film fantastique de 2010, je l’avais choisi pour le résumé en pensant que ça serait un film de série Z vraiment nul.

Première surprise agréable, Adrian Brody en est l’acteur principal aidé de Sarah Polley. Déjà mon estime pour le film grimpe d’un point. Un navet quel qu’il soit avec Adrian Brody ne peut pas être si mauvais. En plus je ne me rappelais pas du réalisateur mais c’est lui qui a réalisé Cube et Cypher deux films fantastique/horreur de la même veine que j’avais bien aimé à leurs sorties.
Dans l’ensemble : j’ai apprécié ce film malgré ses 30 dernières minutes déconnectées du reste du film.
Résumé : Clive et Elsa forment un couple de généticiens talentueux : ils ont réussi à combiner l’ADN de différentes espèces animales et végétales pour obtenir deux spécimens hybrides. Ils souhaitent progresser dans leurs recherches et fusionner leur création avec de l’ADN humain. Le laboratoire pharmaceutique qui les finance refuse de les soutenir. Défiant toutes les lois éthiques Elsa telle Eve responsable de la destitution du paradis, va choisir de poursuivre l’expérience en secret, entrainant malgré lui Clive. Ils créent Dren, à la croissance ultra rapide. Le couple n’ayant pas d’enfant - car Elsa n’en veut pas pour le moment (tiens, tiens, ça me rappelle quelqu’un…) - va élever et protéger cette créature avec tous les doutes et les peurs que cela engendre, pour le meilleur et pour le pire.
Première impression : les stylistes et les coiffeurs devaient être en grève au moment du film car Adrian Brody et le personnage de son frère arborent une teinture noire sur une coupe de cheveux tout droit venue de la star’ac. Et que dire des pantalons à carreaux hideux que porte Adrian Brody à plusieurs reprises ? Si Natali voulait faire un film d’horreur, bravo, il a réussi !
Passons ces détails greluchiens pour entrer dans le vif du sujet. Le travail en laboratoire manque un peu de crédibilité ; ils travaillent tous sur des espèces hybrides avec du matériel de pointe et là pas de protections spécifiques, de dispositifs haute sécurité, de surveillance à la Big brother, on entre et on sort du matos comme on veut ? Ce n’est pas grave car ce n’est pas ça qui porte préjudice au film. On se laisse embarquer par ce couple perturbé par leur propre création. Les effets spéciaux ne sont pas surabondants (ce que je redoutais) et la créature DREN est extrêmement bien réalisée et intégrée dans le film. Cette partie du film est centrée sur les relations de couple, les relations familiales et l’adaptation à cet être nouveau. Comme l’adaptation à la naissance du premier enfant dans un couple, ici Dren va susciter des questions sur les rapports aux parents, la question des origines, de la transmission puis aussi sur l’éthique, les limites de la science puisque c’est un hybride. La créature évolue, on s’y attache en se demandant finalement qui est le plus monstrueux de l’Homme ou de sa création, comme dans Frankenstein.
A ce moment du film, je fais l’erreur de partir me chercher une tasse de thé sans mettre sur pause. C’est à côté et j’ai été rapide, j’ai pourtant l’impression d’avoir changé de film.
L’histoire prend un tournant complètement différent, on ne sait pas trop pourquoi d’ailleurs. Ce virage prend naissance par une scène dérangeante du film dans laquelle tous les tabous universels s’effondrent : inceste, pédophilie, alienophilie, zoophilie ; car Clive le père créateur va avoir une relation sexuelle avec Dren. Bien qu’ayant une croissance exponentielle et une allure adulte, on peut dire que c’est une enfant, elle n’a que quelques mois en réalité. Physiquement si le haut ressemble à une femme, le bas tient plus du kangourou-souris voir chauve souris quand elle déploie ses ailes. Je doute qu’un homme psychiquement équilibré puisse éprouver une attirance sexuelle pour un être hybride de ce type d’autant plus qu’il l’a lui-même créée, mais laissons Freud de côté. Sur le plan technique un être hybride peut-il avoir des organes génitaux compatibles avec ceux des humains? C’est contestable.

On n’adhère pas plus à la réaction d’Elsa qui choquée et en colère (on en attendait pas moins), reprend quand même assez vite ses esprits. Je ne sais pas vous mais moi si je rentrais à la maison et voyais mon homme en train de jouer au docteur avec mon enfant et/ou le chien, je ne serais pas seulement choquée et énervée ; peu importe l’amour que j’ai pu lui porter, je le tue sur place avec ce que je trouve, une pelle, une lampe n’importe quoi. Ben non, Elsa s’en va en courant et va pleurer dans sa maison. Clive rentre plus tard à son tour, la queue entre les jambes et là ils décident d’en finirent avec leur créature, ça arrange tout le monde. Pas main dans la main mais presque, ils retournent dans leur ferme pour liquider la pauvre Dren qui est déjà mourante, ça tombe bien.
Sur ce, les ennuis rappliquent incarnés par le frangin à la chevelure dans le vent et le vilain directeur du labo. Les choses s’accélèrent, un monstre tapit dans le noir veut tous les anéantir, il s’agit de Dren qui n’était pas morte en fait mais a muté en créature masculine féroce. Avec ce coup de théâtre multi exploité par les Feux de l’amour : je suis morte, surprise ! Je suis plus morte ; on décroche encore un peu plus. Si on peut éventuellement concevoir le changement de sexe et encore que, comment expliquer que la bête devienne soudainement si cruelle et violente. Comme c’est bientôt les soldes ont a droit en prime à quelques frayeurs arrosées de giclées sanglantes pour la partie épouvante de ce film. Tout le monde meure en 5 minutes sauf Elsa qui va se faire violer par la créature, pourquoi, comment, on ne sait pas, mais comme là on a complètement décroché, on s’en fout.
Petite fin qui se veut surprise mais sans l’être vraiment et générique, emballé c’est pesé. Bon film mais qui déconne à fond dans les 30 dernières minutes.
14:44 Publié dans Hollywood boulevard | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cube, cypher, dren, splice, vincenzo natali, hybride, adrian brody, sarah polley, film fantastique, épouvante, créature, éthique, manipulation génétique


