27.02.2012

L’héritage de Tata Lucie de Philippe Saimbert

l'héritage de tata lucie, philippe saimbert

Depuis quelques temps mes lectures me paraissent insipides mais ce petit roman sort du lot.

Joseph un adolescent nous raconte l’aventure rocambolesque qu’a vécu sa famille, un été dans les années 80, péripétie orchestrée par la défunte tata Lucie.

Tata Lucie est un peu comme tatie Danielle, en morte. Elle a laissé un héritage fort attrayant à ses neveux mais pour espérer le récupérer, ils devront traverser des épreuves. La première est d’emménager pendant un mois dans la maison familiale au cœur de la campagne béarnaise avec femmes et enfants. La villa en ruine et son terrain en friche seront le cadre d’une chasse au trésor guidée par les indices disséminés ante mortem par la facétieuse et emmerdeuse tata Lucie ! Dans leur quête du graal, cette famille bénéficiera de l’amitié de certains autochtones tous aussi tordus les uns que les autres : la bienheureuse et castratrice femme de ménage, Gégène l’employé communal et idiot du village, Le maire féru amateur de vin , l’abbé.

Chacun des personnages va laisser s’exprimer sa nature profonde entre joie et conflits familiaux. Il nous évoque des souvenirs de réunions de famille avec nostalgie. L’histoire est bien structurée,  on avance dans la lecture pour trouver le trésor et on en ressort avec une belle histoire, drôle et émouvante, rythmée par le mal être et les découvertes du passage à l’âge adulte que vit notre narrateur.

Je me suis plongée dans le livre comme dans une petite bulle, un vrai moment de bonheur. Ca m'a rappelé "Le magasin des suicides" de Jean Teulé, en thématique plus joyeuse.

23.02.2012

Le Maroilles, ça vous gagne !

Mon cher et tendre m’a amoureusement offert pour la Saint Valentin, non pas du Maroilles (ça va venir patience !) mais ses microbes de la semaine d’avant.

Résultat une semaine la tête en vrac, avec le nez bouché mais qui coule quand même, la fièvre, les maux de tête et la fatigue.

Pour se faire pardonner, il m’a  acheté un lot de 36 paquets de mouchoirs en papier. Lui a été malade 3 jours et moi je traine ça depuis plus d’une semaine, injustice !

Agonisante, j’ai quand même honoré mon rendez-vous chez le coiffeur (faut pas se laisser aller non plus, surtout que j’ai un entretien important la semaine prochaine). Je déteste les salons de coiffure, les employées se sentent toujours obligé de vous faire la conversation sur des thèmes aussi passionnant que la météo, l’environnement municipal, les piercings(ça c’est spécialement pour moi), les vacances,… pour éviter ça l’objet indispensable : le livre qui signifie laissez moi tranquille. Parce que lire le Paris match ou le Closer du mois dernier, c’est pas franchement mon truc. Après une séance de 2h30, c’est loooong, ma coiffeuse a quand même réussi à me couper les cheveux tout en gardant la longueur comme chez Muriel Robin, elle est magique (non, non, c’est pas de l’arnaque !).

Je fais donc par la suite un crochet au supermarché pour me remonter le moral et la santé. En moins de deux minutes j’ai rempli mon panier de Milka au daim (4 tablettes) et de fromage. Aujourd’hui ma balance m’a remis dans la tronche les 600gr que j’avais mis un mois à perdre (bon je vous l’accorde sans grands efforts). 

Quelques jours auparavant nous regardions, mon homme et moi, un truc sur les distributeurs dans le nord de la France : distributeur de parapluie, de pommes de terre et de tarte au Maroilles. Amatrice de fromage, j’avais la lacune de n’en avoir jamais mangé ou du moins de ne pas m’en souvenir.

Lors de mon achat frénétique, du uniquement à un état grippal et non à un accès de gourmandise incontrôlé, je m’en suis donc procuré.

J’ai repéré la bête cachée entre le Munster et le Rouy , je l’agrippe de ma petite main microbeuse et fébrile et je soulève le couvercle d’un geste rapide et téméraire pour tester dureté de la pâte et réputation olfactive de la chose.

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Pas d’odeur pestilentielle à s’en évanouir dans le rayon fromage. Tant mieux d’ailleurs parce que c’est du carrelage et ça pourrait faire mal !  Je suis un peu déçue, le Maroilles pas la peine d’en faire tout un fromage,  finalement. Humour, quand tu nous tiens.

Après un détour vers l’ensemble lingerie du moment, j’adore les ensembles sous-vêtements d’Intermarché, chaque mois il y a un nouvel ensemble que j’achète évidemment. On est tellement bien dedans et c’est à petit prix, au grand dam de mon chéri qui au lieu de s’en réjouir râle «  comme si t’en avais pas assez ! ». Non, c’est comme les fringues, les chaussures ou le chocolat, ASSEZ n’existe pas dans ce contexte, c’est un non sens, que ce soit dit ! Bon,  j’ai quand même résisté à l’achat compulsif pour cette fois, pas sûr que mon prochain tour à Intersoit aussi sérieux.

Bref j’arrive à la caisse et là je sens comme une odeur nauséabonde.

Maudit Maroilles, traitre ! Il fait effet après coup, l’effluve qui s’échappe de mon panier embaume les alentours. Ouf, personne derrière moi. Je file en vitesse, on peut me suivre à l’odeur.

Je passe vite fait chercher un colis (de fringues bien sûr !) au PMU d’à côté. Horreur, le Maroilles prend ses aises et la buraliste a choisi ce moment pour faire du zèle ; je dois montrer patte blanche et carte verte. Ladite carte est bien sûr enfouie dans mon sac à main au milieu d’une tonne d’objets comme du chatterton et un tournevis (si, si, ça peut toujours servir). Au bout de 10 minutes, je peux enfin prouver mon identité. L’homme derrière moi qui à son entrée m’avait décroché un sourire charmant ultrabright me regarde à présent d’un air légèrement dégouté. La honte étant ma copine depuis longtemps, je baisse la tête pour passer incognito et fuit à toutes jambes, laissant ma trace odorante à travers le bar.

De retour dans mon antre, je goûte l’objet du délit. Le goût n’est pas aussi prononcé que l’odeur (heureusement) et c’est même très bon, j’adore .

Ce matin, j’ouvre la porte du frigo. Une bouffée malodorante réveille en sursaut mes sens endormis. Le Maroilles a dévoilé toute sa splendeur à l’intérieur du frigidaire pendant la nuit. Même les couches de Bouh ne peuvent rivaliser.

Mon homme dit ; "si tu comptes faire une tarte au Maroilles, laisses moi mettre un mot aux voisins pour les prévenir".

Si vous prévoyez un diner romantique, rayez de suite l’option Maroilles et passez directement au dessert. Ca sauvera votre couple et votre haleine.

Cela dit, j’ai maintenant une nouvelle arme à mon argumentation pour les prochaines courses à Inter. Mon homme aura le droit de choisir entre l’achat de l’ensemble lingerie du mois ou du Maroilles.

Gnhihihihi je suis diabolique.

Mon doigt dans « L’œil de Caine »

l'oeil de caine, patrick bauwen« L’œil de Caine » est le premier roman du médecin urgentiste Patrick Bauwen, paru en 2007 chez Albin Michel, moi j’ai lu la version poche.

Patrick Bauwen fait parti de la clique de La ligue de l’imaginaire regroupant les auteurs- amis que sont Chattam, Weber, Descosse, Loevenbruck, Thilliez, Ravenne, Giacometti,…  bref quelques uns des plus gros vendeurs de livres français, à tort ou à raison.

Ce thriller est situé aux USA. 10 candidats ont été sélectionnés pour participer à une émission de télé réalité « L’œil de Caine » du nom de sa productrice et présentatrice Hazel Caine. Ils ont tous un secret qu’ils vont révéler dans l’émission. Oui mais voilà, ils n’atteindront pas leur destination et se retrouveront coincés dans une ville minière abandonnée du Nevada aux prises avec un tueur en série schizophrène. Les apparences étant souvent trompeuses, ce qui semble être acquis ne l’est pas. Nous irons donc de rebondissements en rebondissements dans cette histoire comme une boule de flipper qui roule, Capitaine d'un bateau chanteur, Tu coules. Ha les années 80, Corinne Charby, tout ça tout ça quoi, mais rien à voir avec le roman en fait...

Bien que le livre soit très rythmé, les ficelles voir les cordes des deux tiers du livre sont assez grosses et mélangent Secret story, « Acide sulfurique » d’Amélie Nothomb, les films Identity et The Trueman show, ha ben tiens c’est bizarre que des choses qui font vendre…

Il y a plein de références de films ou de chansons et je n’aime pas trop cet étalage, surtout concernant les films. Pour moi quand un auteur a recours de manière fréquente au cinéma c’est qu’il n’arrive pas à retranscrire des émotions ou un climat avec ses propres mots ou qu’il a besoin de copier ce qu’il a déjà vu et je trouve ça bien dommage pour un écrivain.

Mais ce n’est que mon avis, et vous qu’en pensez-vous ? Aimez vous qu’on vous rappelle un film dans un livre ?

Les personnages sont très stéréotypés : une mannequin/actrice porno, superficielle, imbue d’elle-même et nymphomane ;  une mère au foyer, battue, effacée mais brave et courageuse ; une femme homosexuelle taillée comme un homme et chauffeur-routier ;  un tueur psychopathe qui a souffert dans son enfance ; et j'en passe, rien de surprenant dans ces candidats.

L’histoire est un peu énorme à avaler, je commence à regretter ma lecture et voilà que commence une série de coups de théâtre hollywoodiens qui se poursuivront jusqu’à la dernière page et réussiront à me tenir en haleine. Mais les rebondissements qui s’enchainent perdent en crédibilité, on a du mal à y croire quand même.

En résumé ce livre se lira rapidement. Je ne vois pas trop ce qui en a fait un best seller si ce n’est une histoire à l’américaine comme Chattam les aime, d’ailleurs ils ont le même éditeur. Si j’avais envoyé le même manuscrit, je ne suis pas sûre que j’aurais été éditée par Albin Michel pour mon premier roman.

Je ne sais pas si ça vient de moi ou de mes choix littéraires mais depuis quelques temps tout ce que je lis me parait assez plat.

17.02.2012

La fabrication d’un doudou crash test

Hier mon second neveu, que nous appellerons Bouh, rapport à son vocabulaire étendu, a fêté sa première année d’existence.

« Qu’est ce qui fait le chien ? ». «  Bouh ». « Et le mouton ? ». «  Bouh ». « c’est bon le pain ? » « Bouh ».

Pourquoi se faire chier à apprendre tout plein de mots imprononçables qu’il faudra ensuite apprendre à écrire correctement quand un seul mot universel répond à tout ? Je vous le demande ! Il ira loin ce petit, il a du prendre de mes gènes au passage.

Bref hier après-midi, mon homme et moi étions en train de prendre un thé devant Arte.  

Sex, drugs and rock’n roll baby !

Oui, nous avons des rituels qui feraient pâlir d’envie les petits vieux de la maison de retraite d’en face. D’ailleurs Arte est restée allumée toute la journée pendant que nous vaquions à nos occupations. Pour cette raison, aujourd’hui nous sommes calés sur les dégâts écologiques et humains causés par l’extraction de l’uranium en Australie, en Allemagne et en Namibie ; nous avons appris à déchiffrer des hiéroglyphes Mayas ; nous avons découvert une incroyable collection de machines ancêtres du dessin animé et du cinéma, et une collection de stylos et d’encriers anciens magnifiques ; enfin nous avons admiré la faune sous-marine à travers le monde. Après il était l’heure de revenir à des choses plus intellectuelles : Chuck.

Pendant ce temps mes petits doigts sculptaient un chat obèse (qui initialement ne devait pas l’être), mon homme préparait sa liste des courses, mon cerveau s’activait et j’eus une révélation.

Je dis : « Je sais ce que je vais offrir à Bouh pour son anniversaire ! ».

Car Bouh est gâté de toutes parts, il possède des vêtements jusqu’à ses 18 ans, du matériel de puériculture et des jouets pour ouvrir au minimum 3 crèches municipales.

Je m’écrie donc  victorieuse : « Je vais lui faire un doudou ! ».

Mon cher et tendre me regarde étonné : «  tu veux que j’aille à Carrouf acheter une peluche ? »

«Mais non idiot ! J’ai dit que j’allais LE FAIRE ;  Moi, avec mes petites mimines. »

«  Toi ? Et comment tu vas faire ? » dit-il en riant.

J’aime la confiance qu’il a en moi, c’est fou ça vous donne des ailes ! J’abandonne mon œuvre en cours pour chercher sur le net le tissu qui conviendrait. La Raison vient soudain m’agripper les épaules et me secouer : « avant d’acheter des kilomètres de tissu pour te lancer dans une production mondiale de doudous, essaie de voir si tu y arrives ».

Pas con la raison.

 J’imprime alors un patron très simple, trouvé sur le net, d’un lapin doudou. Je farfouille dans mon bric à brac pour dénicher les tissus achetés deux mois plus tôt pour un projet que je n’ai pas pris le temps de faire.

patron lapin doudou

patron oreille lapin doudou

Je précise que je n’ai pas de machine à coudre et je suis aussi douée en couture qu’en mécanique. Cela dit,  je fais tous les ourlets de mes pantalons moi-même. Quand on mesure 1m20 on est bien obligée de s’adapter.

Quand j’étais petite, je voulais être styliste. J’avais donc créé mes propres modèles de robes. En gros des cubes avec des bretelles, j’étais sans doute trop avant-gardiste. Lesdites robes craquaient de tous côtés dès que j’essayais de m’asseoir, j’ai du stopper précocement ma carrière internationale dans le prêt- à-porter.

Avec mon patron de doudou, j’ai trouvé un tutoriel en anglais que j’ai décidé d’ignorer car je ne comprends déjà pas le vocabulaire de la couture en français. Motivée et confiante, je me lance dans la grande aventure du crash test grandeur nature du Doudou-Lapin-Prototype.

Tout d’abord, le matériel. J’ai pris du tissu de deux sortes : de la panne de velours noire et du chaipakoi imprimé rouge et noir.

Première erreur : dessiner un patron au marker noir sur du velours noir.  On ne voit pas grand-chose si ce n’est des reflets orangés à la lumière mais on s’en sort.

Deuxième erreur : mon tissu chaipakoi est plissé. Pas grave, ça fera joli. Que nenni, impossible de découper un patron dans le plissé ; par endroits ça s’étire et d’autres non. Hop, je sors ma planche à repasser pour remédier au problème. Accessoirement je repasse trop chaud et fait fondre un peu le côté.

Troisième erreur : le fil. Ma mère m’a toujours dit d’acheter du fil en polyester pour mes ourlets qui conserve sa couleur et sa forme au lavage par rapport au fil coton. Pour une fois je l’ai écoutée, mais je me suis gourée dans mon achat et ai acheté du polyamide, ce qui n’est pas du tout pareil. C’est du fil un peu comme du fil de pèche. Je ne sais pas si c’est résistant à forte température. De  toute façon je n’ai que ça, mais j’ai galéré comme une pas perdue par la suite avec ce fil de m****.

Je commence donc par coudre une oreille. Au bout d’une heure c’est chose faite (oui je n’ai pas la productivité d’une chinoise). Je suis un peu fière de moi mais ça ne va pas durer.

Je réalise que j’ai commis ma quatrième erreur et pas des moindres. Ma blonditude me fait partir en fou rire. Mon chéri m’interroge sur la cause. Pour toute réponse, je lui tends l’oreille (celle du lapin, pas la mienne, suivez un peu !).

«  Ben quoi ? Elle est bien faite, qu’est ce qui te fait rire ? Ca ressemble à une capote, c’est pour ça ? »

 Mais quel esprit tordu !

«  Non, regarde bien ».  

Il ne voit pas, je lui donne un morceau de tissu noir non cousu comme indice. Il ne comprend toujours pas.

«  Regarde, je l’ai cousue à l’envers ! Le velours est à l’intérieur ! »

 Hé oui, mesdames, messieurs, je l’ai fait.

Pas grave je m’applique pour la deuxième oreille ; je referais la première plus tard. Après le repas, je m’attaque au corps du doudou. J’ai quand même mis un épisode et demi de « Blue Bloods » et toute l’émission « Coupable, non coupable » pour le faire. Je suis contente du résultat, puis à nouveau déception.

 Je réalise ma cinquième erreur : j’ai tout cousu. Et comment je fais maintenant pour retourner le doudou et le remplir ? Ben oui, être blonde à ce point n’est pas donné à tout le monde. Donc je redéfais une partie de mon œuvre. L’inconvénient avec du fil plastique, c’est qu’il est difficile de le rattraper, il glisse et se découd plus qu’il ne faudrait. Je retourne mon œuvre et admire le résultat. Nouvelle crise de rire, mon lapin à une allure de lézard écrasé. Et si c’était fait exprès d’abord ?

Sixième erreur : comment raccrocher mon oreille à la tête pour que ce soit joli ? N’aurais-je pas du la coudre AVANT d’assembler le corps ?

Septième erreur : comme le patron noir sur du tissu sombre n’est pas franchement visible, j’ai coupé trop court au sommet de la tête.  Quand j’ai cousu, j’ai cru rattraper le coup. Mais en fait non , mon doudou a un trou dans la tête ; ce qui risque d’être gênant pour le rembourrage.

Enfin huitième erreur ou plutôt impasse : mon doudou possède désormais un orifice dans le pied pour le rembourrage ; mais je ne sais pas comment le refermer pour que ce soit esthétique. Bon de toute façon, il n'est plus à ça prés le pauvre vieux. Pour le reste si vous avez suivi le retournement de lapin, les coutures sont internes donc ne se voient pas. Mais là je n’ai pas le choix, il va falloir faire une couture externe et le prototype risque d’avoir un pied-bot.

1 heure du matin,  j’en ai marre des essais, je pars me coucher. Mon doudou lézard gît sur une planche de découpe, les oreilles non cousues dont une à l’envers, avec un trou dans le pied.

doudou lézard écrasé

Et si j’offrais à Bouh un doudou pour ses deux ans ? Après tout, à cet âge là, on a encore besoin d’un doudou, et ça me laisse un an pour m'entrainer.

J’ai entrepris pour les 9 ans de son grand frère de réaliser un grimoire ancien, avec une histoire illustrée sur lui à l’intérieur. Autant vous dire que si ça se passe comme avec le doudou, le livre sera prêt pour ses 18 ans !

14.02.2012

Le celtique c’est fantastique et le caoutchouc super doux

Je vous l’ai déjà dit les mélanges improbables m’attirent. C’est tout à fait vrai pour mon univers musical. Au menu aujourd’hui, une touche de celtique dans un monde de brutes.

Mon homme râle quand j’écoute de la musique, nos goûts sont aux antipodes car son monde se limite aux Black Eyes Peas et Johnny Hallyday. Ce n’est pas pour autant qu’il faut dire que j’écoute de la musique de sauvages. Est-ce que je dis qu’il écoute de la merde moi? Ha oui je l’ai dit ? Bon ok peut-être une fois ou deux alors mais pas fort. Il en faut bien pour tout le monde, chacun ses goûts alors hop partageons donc les miens :

corvus coraxTout d’abord du néo-métal médiéval avec Corvus Corax (littéralement le grand corbeau, race d’oiseaux répandue dans nos vastes contrés). Corvus Corax est un groupe allemand qui a sorti son premier album en 1988 et le dernier en 2011. Ces pépères là mènent une brillante carrière depuis  24ans, sans s’afficher en 5m par 3 dans le métro, se mettre en avant à la Fnac et être diffusés en boucle à la radio. Ils sont très connus dans leur pays d’origine, enfin par ceux qui aiment le style.

Les fondateurs du groupe sont Karsten Liehm (alias Castus Rabensang) et Bernd Dobbrisch (alias Venustus, Wim, Willi, Venustus Oleriasticus), ce dernier construit lui-même ses instruments de musique comme des flûtes ou des cornemuses. Mais c’est en concert que la magie Corvus Corax se révèle à nos yeux et oreilles ébahis, les costumes et les instruments sont mis en scène et mettent en valeur la musique.

 Seulement voilà je trouve très peu d’infos sur eux donc si vous connaissez la date d’un prochain concert en France par exemple, merci de partager avec votre sardine préférée. J’ai pu ouïr leur dernier opus Sverker sorti en fin d’année dernière. Fidèle à eux-mêmes,  j’ai retrouvé ce son unique en son genre qui transporte dans un univers fantastique. Cependant je préférais leurs anciens albums, c’est peut-être par nostalgie, sans rapport avec la qualité dudit album.

Allez un petit extrait  pour vous envoler avec le grand corbeau.


Enfin le celtique punk avec les Dropkicks Murphys. Eux vous les connaissez sûrement. En 1998, ilsdropkick murphys signent chez Hellcat records, label punk qui compte notamment Rancid, Tiger Army, Nekromantix, The Distillers ; bon si c’est pas votre genre, je vous aurais perdus pendant quelques secondes. Le groupe mêle musique traditionnelle irlandaise, punk et folk. Originaires de Boston ils se font connaître lors des fêtes de la Saint Patrick et par la reprise de chants populaires irlandais comme Fannigan's Ball, ou Johnny, I Hardly Knew Ya. Ca ne vous dit rien ? Et pourtant vous connaissez sans doute l’air. Le succès commercial arrive en 2005 avec l’album The warrior’s code et le morceau I’m shipping up to Boston figurera dans le film Les infiltrés de Martin Scorcèse. Succès persistant en 2007 avec The meanest of time et la chanson The state of Massachushetts. Dernier album en date Going out in style en 2011.

Allez donc chercher une bière pour écouter ça :

 

 

 

10.02.2012

Shopping à petits prix !

Voici venu un billet à teneur hautement greluchienne, vous êtes prévenus.

J’ai découvert en décembre un site internet de vêtements et chaussures à petits prix. Bon vous allez me dire c'est les soldes et on s'en moque. Oui mais non car je pense à vos dépenses existentielles sur le long terme moi, car je suis une chic fille.

Sur ce site vous trouverez donc des fringues pour les femmes mais aussi hommes, enfants, bijoux et accessoires. Le voici, le voilà :

http://www.femmes-vetements.com

Au cœur de mes intérêts : un choix phénoménal de mini-jupes et de chaussures à talons et compensées. Ben oui, à 30 ans je m'habille toujours comme à 16 et vu qu'on me donne cet âge, c'est parfait! Promis un jour je gagnerais en maturité, j'achéterais des tailleurs à carreaux et le châle qui va avec.

minijupe moumoute blanche.jpg

Alors attention, c’est une entreprise chinoise, les produits sont réalisés initialement pour une clientèle asiatique donc les tailles sont en conséquence.

Oui, vous pouvez m’accusez de faire travailler les petits enfants chinois pour 10 cents par mois, mais quand on fera travailler les enfants français, j’achèterais français. Blague de mauvais goût mis à part, sachez que 95% des fringues que vous achetez en France viennent d’une manière ou d’une autre de Chine, autant ne pas enrichir les intermédiaires occidentaux et se fournir à la source.

Les prix sont attractifs mais il faut rajouter le double du montant de vos commandes pour avoir le prix total car les frais de transport sont prohibitifs. Il faut en plus s’attendre à devoir payer les taxes dues normalement pour tout import. Personnellement je ne les ai pas payées mais elles peuvent vous être demandées ; il faut donc faire un calcul de rentabilité.

Sur les chaussures, il n’y a pas photo, ça vaut vraiment le coup car elles sont de bonne qualité et je n’ai pas trouvé de modèles similaires en Europe. Pas de souci de pointure mais j’ai des pieds chinois, je fais du 36 donc je ne suis pas embêtée.

Pour les fringues, je suis plus mitigée car ça reste de la qualité chinoise : tissus très fins, poches cousues de travers, idem pour les boutons, n’acheter que des fringues n’est peut-être pas si avantageux.

Parlons de taille. Pour les filles si vous n’avez pas de seins, pas de hanches, pas de fesses et que vous êtes minijupe noire.jpgde taille petite à moyenne, bienvenue au paradis.

Pour les plus d’1m65 et/ou de 60 kg vous êtes le maillon faible. Enfin pour les autres si vous analysez bien les descriptifs, vous trouverez votre bonheur.

Sachez que les asiatiques sont plates et petites et raffolent de robes courtes et de mini-jupes mais attention même pour quelqu’un de petit, genre moi (1m56.5, oui le 0.5 est crucial) c’est très très court ! La plupart des robes font 70/75 cm de long ce qui reste un grand tee-shirt sauf si vous ne comptez jamais lever les bras ou vous asseoir. Dans ce cas ok, mais je vous conseille quand même de mettre une culotte histoire de ne pas vous enrhumer. Il existe quelques modèles entre 80 et 85 cm et plus rarement en 90cm qui correspond à nos longueurs occidentales.

Chaque vêtement dispose de ses propres mesures, pas un seul n'est identique, le standard n’existe pas en Chine. Soyez vigilantes aux tours de taille et surtout à la poitrine si vous ne voulez pas être en apnée dans vos beaux vêtements tous neufs.

chaussures leopard.jpgC’est donc sur ce site que j’ai acheté mes belles chaussures léopard que je mentionnais ici et qui font le bonheur de mon homme, summum de l’élégance et du raffinement. Ma mère m’a demandé si j’ai acheté le bout de trottoir qui va avec aussi. Haa l’amour d’une mère…

 

Et d’autres paires tout aussi glamour dont une qu'un soit disant ami a comparé à des chaussures orthopédiques.

Bon, si je me souciais un tant soit peu de l’avis des autres, il y a belle lurette que je fermerais ma gueule et resterais enfermée chez moi vêtue d’une robe de chambre en toile de jute.

Comme ce n’est pas le cas, je suis très fière d’arborer mes chaussures de Pétapouf handicapée.chaussures compensées à lacets.jpg

Lors de mon premier achat, j’avais choisi China registred mail pour l’envoi car ils étaient 15€ moins chers.

J’ai refait une commande de mini-jupes il y a quelques jours, cette fois–ci c’est UPS le meilleur marché mais je m’attends à payer des taxes d’importation car ils sont plus regardant sur les compagnies américaines. Délai de livraison annoncé entre 10 et 40 jours pour la China et j’ai tout reçu en 15 jours. Un article était hors-stock, j’ai eu un avoir correspondant à son prix et aux frais de transport liés. Avec UPS délai de 4/6 jours, je vous dirais quand je recevrais. Je suis trés satisfaite de ce site donc à vos marques, prêtes, go shopping!

http://www.femmes-vetements.com/?u=26760

pull blanc

09.02.2012

Petits meurtres en famille

Début janvier, nous sommes allés chez mes parents pour les fêtes. Un soir alors que mon cher et tendre était parti se coucher tôt comme à son habitude, je restais au salon avec mes parents. Nous sommes une famille de couche tard ou tôt le matin comme vous préférez et la télévision n’est pas notre sport préféré, là ma mère prise d’une envie subite de partage familial nous demande :

 « Et si on jouait ? ».

Mon père bougonne spontanément « Rrooo nooon ! » sentant bien qu’on le sollicitera pour des jeux des plus passionnants. Il râle mais participera quand même.

Je réponds à ma génitrice que jouer à trois risque d’être difficile sachant que nous n’aimons pas les jeux de cartes mon père et moi. Car bizarrement la plupart des jeux se jouent en duo ou à partir de 4 personnes.

Les propositions maternelles fusent : scrabble, yam’s, domino, mikado. On en vient même à proposer les 7 familles, c’est pour dire l’inspiration du moment. Mais personne n’a envie de compléter la famille Radis ou Champignon. La ludothèque de mes parents étant limitée et n’ayant pas pris mes jeux, nous nous sommes rabattus sur Hippofolies (le cadeau d’anniversaire de mes 12 ans) et le mythique et indémodable Cluedo.

cluedo, Mme Pervenche avec la matyraque dans la salle à manger, vomir du melon par le nez

Voilà comment je me suis retrouvée à jouer au Cluedo à 1 heure du mat avec mes parents. Ca faisait plus de 20 ans que je n’avais pas joué à ce jeu, mais le pire c’est qu’on s’est amusé. Je ne me voyais pas finir comme ça à 30 ans, c’est dramatique…

Le Cluedo, que celui qui n’y a jamais joué me jette le premier Kinder (je préfère à une pierre tant qu’à faire). Ce jeu, c’est comme au poker, il faut bluffer pour dénicher certains éléments et çà ma mère ne l’a pas compris. Une fois qu’elle a son hypothèse sur le meurtre, elle la balance à toutes les sauces. C’est donc elle qui m’a donné le dernier indice sans le vouloir. Pendant ce temps, mon père se perdait lamentablement dans sa fiche car depuis le début il ne cochait pas les bonnes cases.

 Evidemment dans ses conditions j’ai gagné, je vous le donne en mille qui a tué le Dr Lenoir ? C’était encore cette psychopathe de Madame Pervenche, avec la matraque, dans la salle à manger.

cluedo, Mme Pervenche avec la matyraque dans la salle à manger, vomir du melon par le nez

Le Cluedo évoque de nombreux souvenirs d’enfance. C’est le jeu que nous avons le plus utilisé dans notre jeunesse. A l’origine je ne sais pas qui a eu l’idée saugrenue de l’offrir à ma sœur, depuis lors elle nous l’a trimballé partout, pendant des années, au point d’en dégouter toute une horde d’enfants à commencer par une partie de mes cousins.

Chaque année en été, mon oncle, sa femme et leurs trois enfants nous rendaient visite. Entre cousins nous nous entendions super bien malgré les grandes disparités d’âge. On rigolait tellement qu’on avait hâte d’être à la prochaine réunion de famille pour tous se revoir.

Pendant 4 ans à chaque fois qu’ils venaient, ma sœur sortait son Cluedo. La première année mes cousins du fond de leur Lozère natale étaient ébahis devant ce jeu si prenant. Dès la seconde année ils ont déchanté ! Le Cluedo serait leur croix.

Mais avant toute séance cluedesque qui se respecte, il y avait le repas.

On mangeait dehors sur une table rien que pour nous, on entendait nos rires aux éclats toute la journée. Qu’est ce qu’on a pu se payer comme fous rires avec ces cousins.

Mais voilà fou rire et repas ne font pas bon ménage, surtout pour moi. Deux années de suite au menu, il y avait du melon et ça tout le monde s’en rappelle.

On s’amusait beaucoup, j’adorais ces retrouvailles, mes cousins me faisaient tellement rire pendant le repas que…

… j’en ai vomi le melon… par le nez…deux années consécutives.

Oui, vomir par le nez, ça fait très mal, surtout quand les morceaux ne sont pas mâchés mais je vous épargnerais les détails. Mais tout ça ne m’empêchait pas de rire, ce qui fait que je m’étranglais encore plus et donc vomissais d’avantage. Mais au lieu de me porter secours et assistance, mes cousins hilares à en pleurer me regardaient béatement. Les parents sur la table voisine n’ont pas daigné bouger non plus (mon père était sapeur-pompiers quand même). On ne peut compter que sur soi-même dans ce bas monde.

Notez la cruauté de mes géniteurs qui resservent du melon au menu l’année suivante, même après un spectacle digne de la petite fille dans l’exorciste (sauf que ma tête ne tourne pas). Résultat même joueur joue encore, toujours par le nez.

A la rentrée dernière, mon cousin, le cadet a été muté sur Paris. Je ne l’avais pas vu depuis plus de 10 ans, il est venu manger à lamaison avec sa sœur et son mari qui vit maintenant en Angleterre et qui était de passage dans la capitale. Fait rarissime ma sœur était également en vacances chez moi avec conjoint et enfants.

Nous avons donc à nouveau bien ri et nous nous sommes remémorés les bons souvenirs de melon et de Cluedo. Mon cousin a la fin du repas m’a avoué ne plus avoir mangé de melon de sa vie.

Voilà comment se ridiculiser à vie et développer une phobie alimentaire dans sa famille.

05.02.2012

Kris Kuksi ( à prononcer en mangeant des shamallows)

Kris Kuksi n’est pas une nouvelle biscotte suédoise à la mode mais un artiste talentueux à l’imagination fertile.

Guillermo del Toro dit de lui sur son site que c’est un maître dans l’art du rococo post-industriel. Qu’est-ce donc cette chose là ? Un mélange de genres, un univers unique à Kuksi.

kris kuksi

Kuksi sculpte, dessine et peint.  Personnellement je n’aime pas ses peintures mais ses sculptures sont fantastiques. Ce génie créatif leurs assemble des tas de petits éléments comme des soldats en plastique, pour créer de véritables fresques en 3 dimensions qui fourmillent de détails. Moi qui raffole de minutie et de précision dans l’art, pensez bien que Kuksi est un autre de mes dieux.

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Chaque oeuvre demande des heures et des heures de travail.

Dans son art, Kuski veut mettre en scène l’apogée et la décadence des civilisations. C’est le paradoxe entre ce qu’elle peut aussi bien faire de grandiose que de médiocre qu’il met en avant afin de nous donner un aperçu d’un certain futur. Il joue avec l’Histoire, la moralité, les religions dans un esthétique baroque qu’il définit lui-même comme macabre.

De plus Kuksi est je crois autodidacte donc j’admire d’autant plus son talent. Je rêverais de faire autant de merveilles avec mes petits doigts potelés.

Pour ceux que ça intéresse, vous pourrez admirer l’œuvre de Kuksi à Paris à la Halle Saint-Pierre jusqu’aukuksi3.jpg 4 mars 2012 pour l’exposition Hey ! Modern art and pop culture qui rassemble de nombreux artistes très connus ou pas du tout de la contre-culture. Je dois y faire un tour cette semaine d’ailleurs si ma volonté peut braver le froid, la neige et le métro bondé. Affaire à suivre donc…

Pour ceux qui ne peuvent s’y rendre, faites donc un saut sur son site internet.

http://kuksi.com

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04.02.2012

La sexualité d’un plateau de fruits mer

la sexualité d'un plateau de fruits de merNon chers amis, je ne suis pas devenue crustacéphile mais ceci est le titre d’un court roman de Jean-Pierre Otte, écrivain belge, paru aux editions Juliard.

Accessoirement M. Otte peint des tableaux abstraits que j’aime beaucoup, à voir ici :

http://plaisir.d-exister.pagesperso-orange.fr/tableauv2/a...

Ouais le site date un peu mais la galerie de tableaux est bien faite.

Attirée par ce titre alléchant, je me suis dit que j’allais en apprendre de bien bonnes sur mes voisins marins.

Je m’attendais à un livre humoristique sur les ébats mouvementés des bestioles qui côtoient l’aïoli dans nos assiettes. De l’humour il y en a un peu, mais soyons clair, ce n’est pas non plus un livre à s’en tordre le bide et se rouler par terre. En revanche, j’ai été agréablement surprise par le style de l’auteur. Il nous offre tout un monde de poésie et de finesse pour décrire les modes de reproduction parfois surprenants des moules, des poulpes, des crabes et autres bêbêtes.

Bien que très bien écrit, on a quand même parfois l’impression de retourner en cours de biologie. Souvenez-vous, Collège Jean-Jacques Rousseau, la 5ème B, Rodolphe à côté de vous essaie d’envoyer son stylo bille dans les dalles polystyrène du plafond pendant que Mme Mercier nous conte la fabuleuse copulation des escargots hermaphrodites et là non moins incroyable reproduction des fougères.

reproduction des fougères

Le livre est court et c’est une bonne chose car on finit par s’en lasser. Cela dit ça se lit vite donc je vous le conseille, ne serait-ce que pour apprendre de nouvelles choses et se coucher moins bête.

La prochaine fois que vous mangerez des fruits de mer, c’est sûr, vous ne regarderez plus votre repas de la même manière. A quand la sexualité d’une mayonnaise ?

02.02.2012

Dark Va-dehors vs Luc S’caille-les-walkers

Ce week-end nous avions du monde à la maison. Après un repas tardif et copieux (encore un, mais ma balance m’aime et ne m’en tient pas rigueur), nos convives avaient décidé de regagner leur chambre.

Mon homme et moi étions restés encore un moment dans le salon, par terre au pied du canapé pourtant libre, à se geler les fesses sur le carrelage froid. J’entends déjà vos exclamations envieuses : « Oh qu’ils sont courageux ! ». Pourquoi cet entrainement improvisé à des conditions de vie difficiles et dignes de Koh Lanta ? Nul ne le sait.

Quoiqu’il en soit, nous étions plongé dans un discours enflammé sur la valeur propédeutique dans l‘enseignement de Socrate. Meu nan ! Je plaisante, on regardait la liste affichée sur l’écran télé des chansons que nous étions en train d’écouter. Merveilleux spectacle, heu... en même temps il était tard.

Soudain un air connu chatoie nos oreilles et ravive nos souvenirs : le générique de Star Wars. Ta tatata ta taa tatata ta...

star wars

Ni une ni deux, nous partîmes dans une lutte acharnée entre le Côté obscur et le Côté lumineux, armés de la Force et de nos sabres laser (en vrai  un vieux curly et un stylo bille).

Après roulades, cascades périlleuses par-dessus un pouf et destruction du curlylaser, mon Jedi de chéri prend le dessus.

Il se relève et me déclare d’une voix grave :

- «  Luc, tu es mon fils ! »*.

La moquerie et le sarcasme m’étant inconnus, je ne me suis donc pas moquée de lui en gloussant comme une dinde pendant un quart d’heure, non, non, non.

Après avoir confondu le Lac des cygnes et la musique de Star Wars (ici), mon homme a décidément bien du mal avec cette série culte. Sur ce final mémorable, nous avons décidé d’aller nous coucher.

Et après on ose encore nous demander pourquoi on n’a pas d’enfants.

 

* Pour les jeunes Padawan débarquant d’un monde parallèle dans lequel Star Wars n’existerait pas, sachez que la réplique officielle est « Luc, je suis ton père ». Vous noterez qu’il avait quand même retenu l’idée générale.

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