08.03.2012
CocoRosie ou Coco Chanel
Je vais quelques fois sur le blog d’Alyz Tale, rédactrice en chef d’Elegy mais aussi modèle et photographe de talent. C’est une personnalité du monde sombre et underground. Bref, pour ceux qui connaissent, Miss Tale a mis de la musique sur sa page : « Lemonade » de CocoRosie.
CocoRosie, je connaissais sans connaître. Vous rappelez-vous une pub Kenzo il y a quelques années sur la chanson Good Friday? Et bien c'était CocoRosie et leur album La maison de mon rêve. Pour ma part, j’ai tellement était envoutée par la chanson Lemonade que je revenais sur le blog d'Alyz juste pour l’écouter deux minutes au passage. Puis j'ai déniché leurs albums.
MAGIQUE !
Alors CocoRosie, c’est qui donc ?
C’est un duo de sœurs talentueuses Bianca et Sierra qui ont façonné un univers musical unique, mélange de chant lyrique, de musiques « artisanales » et de musique pop. Dans le monde des sœurs Casady, le rétro cohabite avec le moderne, le tout parsemé de touches enfantines.
Leurs voix sont tout simplement sublimes. J’ai découvert leurs clips qui sont également fascinants et étranges à l’image de celui de Lemonade, extrait de leur dernier album Grey oceans sorti en 2010.
Oui, oui, je vous soule avec Lemonade mais je suis vraiment accro à cette chanson, je me la passe en boucle. Les demoiselles ont sorti huit albums depuis 2003 et je vous conseille vivement d’aller découvrir par vous-mêmes leur musique.
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14.02.2012
Le celtique c’est fantastique et le caoutchouc super doux
Je vous l’ai déjà dit les mélanges improbables m’attirent. C’est tout à fait vrai pour mon univers musical. Au menu aujourd’hui, une touche de celtique dans un monde de brutes.
Mon homme râle quand j’écoute de la musique, nos goûts sont aux antipodes car son monde se limite aux Black Eyes Peas et Johnny Hallyday. Ce n’est pas pour autant qu’il faut dire que j’écoute de la musique de sauvages. Est-ce que je dis qu’il écoute de la merde moi? Ha oui je l’ai dit ? Bon ok peut-être une fois ou deux alors mais pas fort. Il en faut bien pour tout le monde, chacun ses goûts alors hop partageons donc les miens :
Tout d’abord du néo-métal médiéval avec Corvus Corax (littéralement le grand corbeau, race d’oiseaux répandue dans nos vastes contrés). Corvus Corax est un groupe allemand qui a sorti son premier album en 1988 et le dernier en 2011. Ces pépères là mènent une brillante carrière depuis 24ans, sans s’afficher en 5m par 3 dans le métro, se mettre en avant à la Fnac et être diffusés en boucle à la radio. Ils sont très connus dans leur pays d’origine, enfin par ceux qui aiment le style.
Les fondateurs du groupe sont Karsten Liehm (alias Castus Rabensang) et Bernd Dobbrisch (alias Venustus, Wim, Willi, Venustus Oleriasticus), ce dernier construit lui-même ses instruments de musique comme des flûtes ou des cornemuses. Mais c’est en concert que la magie Corvus Corax se révèle à nos yeux et oreilles ébahis, les costumes et les instruments sont mis en scène et mettent en valeur la musique.
Seulement voilà je trouve très peu d’infos sur eux donc si vous connaissez la date d’un prochain concert en France par exemple, merci de partager avec votre sardine préférée. J’ai pu ouïr leur dernier opus Sverker sorti en fin d’année dernière. Fidèle à eux-mêmes, j’ai retrouvé ce son unique en son genre qui transporte dans un univers fantastique. Cependant je préférais leurs anciens albums, c’est peut-être par nostalgie, sans rapport avec la qualité dudit album.
Allez un petit extrait pour vous envoler avec le grand corbeau.
Enfin le celtique punk avec les Dropkicks Murphys. Eux vous les connaissez sûrement. En 1998, ils
signent chez Hellcat records, label punk qui compte notamment Rancid, Tiger Army, Nekromantix, The Distillers ; bon si c’est pas votre genre, je vous aurais perdus pendant quelques secondes. Le groupe mêle musique traditionnelle irlandaise, punk et folk. Originaires de Boston ils se font connaître lors des fêtes de la Saint Patrick et par la reprise de chants populaires irlandais comme Fannigan's Ball, ou Johnny, I Hardly Knew Ya. Ca ne vous dit rien ? Et pourtant vous connaissez sans doute l’air. Le succès commercial arrive en 2005 avec l’album The warrior’s code et le morceau I’m shipping up to Boston figurera dans le film Les infiltrés de Martin Scorcèse. Succès persistant en 2007 avec The meanest of time et la chanson The state of Massachushetts. Dernier album en date Going out in style en 2011.
Allez donc chercher une bière pour écouter ça :
00:44 Publié dans La boîte à musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : corvus corax, sverker, metal médiéval, cornemuse m'amuse, groupe allemand, dropkick murphys, punk celtique, chants irlandais, johnny hallyday, les petits pois aux yeux noirs, karsten liehm, castus rabensang, bernd dobbrisch, venustus, wim, willi, venustus oleriasticus, hellcats records, punk, saint patrick, the warrior’s code, i’m shipping up to boston, fannigan's ball, johnny, i hardly knew ya, going out in style, les infiltrés
24.01.2012
Avec les vieux j’ai un succès fou …hou ou ououuu
J’ai toujours eu du succès malgré moi avec les hommes âgés. Quand je dis « âgés » c’est plus de 75 ans car soyons clair, pas de langue de bois entre nous ou de politiquement correct, à cet âge là, on est vieux et puis c’est tout.
Sachant que physiquement on me donne la moitié de mon âge, j’en conclus que j’attire non seulement les vieux mais surtout les vieux pervers, les vieux dégueulasses.
Sans doute que mon sex appeal attire leur sexe à piles, allez savoir…
Autant les hommes qui me draguent je gère et c’est plutôt flatteur sauf quand on vous siffle comme un chien ou qu’on vous dit « t’es vachement bonne » ; autant les vieux ça me met très mal à l’aise. Je n’ose pas trop les envoyer chier car je respecte mes ainés et je ne suis pas flattée parce que ça reste de gros pervers.
La semaine dernière en vacances, mon charme a encore opéré.
J’étais dans le bus qui nous ramenait des pistes au centre ville de Chamonix, mon homme assis contre la vitre et moi côté allée. Je sens qu’on me regarde avec insistance. Je tourne la tête, de l’autre côté de l’allée un vieil anglais me regarde avec un sourire émail diamant. Naïve, je lui souris en retour.
Pendant le trajet j'observe passagers et paysages, je constate que le vieux est toujours en train de me regarder d’un air libidineux avec un sourire figé sur le visage. Pour ne pas lui faire croire quoique ce soit je ne lui souris plus et je ne le regarde pas.
Je tente un appel du pied de détresse vers mon homme qui fidèle à lui-même ne bouge pas d’un poil, tout occupé qu’il était à rêvasser à son vin chaud. J’ai surveillé du coin de l’œil le papy qui m’a fixée pendant tout le trajet (20 minutes quand même), beurk. Heureusement notre arrêt est arrivé et lui descendait plus loin. Il a eu tout le loisir de reluquer mes fesses pendant que je quittais le bus, ce qui m’a donné une forte envie de lui assener un coup de snowboard sur la tronche, mais je me suis retenue, respect des ainés vous dis-je.
Le lendemain nous prenions le télésiège avec notre groupe (j’étais la seule fille), devant la cabane trois pisteurs discutent et se marrent. Soudain le plus vieux, (j'aurais préféré son collègue mignon de la trentaine) s’approche de moi au moment où les barrières s’ouvrent pour nous laisser avancer sur le tapis roulant.
L’homme s’écrit « nous on voudrait bien garder la jolie demoiselle » puis il me prend dans ses bras et m’attire à lui. Heureusement que j’ai de l’équilibre sur un pied sinon je me serais ramassée une superbe gamelle. L’homme à côté de moi réagit et répond « non on va la garder ». Pensez-vous que cette voix me défendant émanerait de mon cher et tendre ? Que nenni, il n’a rien vu, rien entendu et pourtant il était sur le même télésiège que nous, pff je vous jure. Bref l’homme me lâche et me laisse m’asseoir sur le télésiège qui m’emporte loin de lui.
Aujourd’hui, je m’en vais faire quelques courses au petit supermarché d’à côté. J’aime bien les jours en semaine car il n’y a personne excepté… des p’tits vieux ! Qui dit moins de monde, dit moins de caisses ouvertes et gens non pressés donc au final on met autant de temps qu’en heures de pointe.
J’arrive en caisse, pas une de libre, des chariots plein à craqués, il doit y avoir une méga teuf à la maison de retraite. Je repère de loin un petit vieux avec un chariot rempli de bouteilles de Perrier. Cool me dis-je, ça va aller vite, la caissière en scanne une et multiplie par le nombre de bouteilles et c’est fini.
Je me place donc derrière lui. Devant l’homme, un couple de personnes âgées est en train de payer. L’homme n’avance toujours pas avec son chariot. Je le regarde avec insistance genre « ben alors qu’est ce que tu fous, bouge le ton chariot ». Puis il me dit « Allez-y, vous étiez là avant ».
Toute polie que je suis, je lui réponds que non, c’est son tour. Il insiste et me rétorque le contraire. Là-dessus le couple de petits vieux de devant s’en mêle, les deux hommes se connaissent en plus. Le mari de la dame lance à son ami « alors on resquille, on resquille, il me semble bien que la jeune femme était là avant toi ».
Arf c’est un complot ! Je m’écrie désespérée « mais non! le monsieur était là avant ! ».
On ne va quand même pas se battre pour se laisser la priorité, trop de politesse tue la politesse, je vous le dis ! L’homme s’exclame alors « bon ben puisque vous me laissez passer, j’y vais. Il faut croire qu’à mon âge, mon charme fait encore de l’effet ! ». Grand moment de solitude.
Je tourne la tête et qui vois-je à la caisse d’a côté, ma voisine du dessus qui a suivi l’histoire avec amusement. Je ne croise jamais mes voisins d’habitude, ça y est ma réputation de gérontophile est lancée. On se dit bonjour et je passe enfin à la caisse.
Moralité, la prochaine fois je grille tout le monde ou alors quand j’ai besoin juste d’une boîte de thé et d’un paquet de piles, je reste chez moi. C’est pas vrai ces vieux qui n’ont pas de mémoire !! Je veux bien être gérontophile mais avec Richard Gere ou Harrison Ford tant qu’à faire.
Et pour conclure comme vous aurez tous reconnu un plagiat de Christophe dans le titre (oui même toi qui écoute du néo-past-heavy-dub-metal-techno qui déchire sa mère), voici l’original.
Un grand moment de musique française…
16:49 Publié dans La boîte à musique, Ze incredible sardine's life | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : vieux, gérontophile, succès fou, christophe


