28.04.2012

Introduction à la perversion

Chers internautes, n'ayez pas peur!

Je ne veux ni vous introduire, ce serait grossier, on ne se connait pas assez, ni vous pervertir...quoique!

Ce titre sulfureux n'est autre que le titre d'une pièce de théâtre sortie tout droit de l'univers décalé de l'argentin Enrique Morales.

intriduction à la perversion

Traduite et adaptée par Nathalie Bentolila, également fabuleuse comédienne qui interprète les rôles féminins de la pièce.

Malheureusement, je crois que la pièce n'est plus jouée  au petit théâtre Darius Milhaud depuis le 31 mars.

En parlant du Darius Milhaud, on est trés mal assis et on a le nez sur la scène car c'est un tout petit théâtre. Mais l'accueil est vraiment sympathique et chaleureux. Et qui dit petit théâtre, dit petits prix, pensez y pour un soirée.

Si "introduction à la perversion" passe par chez vous je vous  conseille vivement d'aller la voir.

C'est une aventure drôle et mystérieuse qui nous plonge dans un polar freudien au coeur des années 40.

 

Résumé:

Sigmund Bogart est un détective privé raté. Il est engagé par la mystérieuse Anna O. pour découvrir qui a tué son mari Cacho Bongiovani.
Son enquête l'amène à rencontrer les sept maîtresses du disparu. Ce sont toutes des perverses sexuelles drôlissimes – nymphomane, sadomasochiste, zoophile... - inspirées de cas réels de Freud.

Le détective, un simple d'esprit plein de bonne volonté, voue un véritable culte à Humphrey Bogart. Mais il est plutôt le fils naturel du naïf Inspecteur Clouseau et du célèbre Agent 86 créé par Mel Brooks et Buck Henry dans les années 60 pour la série télévisée américaine Get Smart.

L'univers du détective est celui des films noirs des années 40 dans le style de Casablanca. La bande musicale, composée de thèmes de jazz de la même époque interprétés en Big Band, souligne elle aussi ce climat de polar cinématographique. En revanche, ses rencontres avec les sept femmes ressemblent davantage aux bulles d'une bande dessinée !

 

Cette pièce est une pure merveille car elle mêle des genres bien différents sur un concept original, c'est vraiment du jamais vu.

Malgré une intrigue de fond un peu décousue, nous sommes emportés par les personnages et les deux comédiens  Nathalie Bentolila et Gilles Toutirais sont époustouflants!

Pas besoin d'être un adepte de Freud et de la psychanalyse ou du polar pour apprécier. Quelques petits clins d'oeil pour les plus avisés qui ne gênent pas la compréhension des moins aguerris. Un petit tacle pour les psychologues au passage mais trés drôle!

13.03.2012

Homme femme mode d’emploi à la Comédie Saint Michel

hommefemmecouple moded'emploiJe vous conseille vivement d’aller voir cette comédie surtout avec votre conjoint(e), c’est très très drôle.

Le décor est succinct mais on n’y va pas pour ça. Les deux comédiens Clémence Schreiber et Julien Ratel sont vraiment excellents. Cette comédie écrite par Patrice Lemercier et mise en scène par Nathalie Hardoin vaut vraiment le détour.

C’est un spectacle interactif où le spectateur est sollicité activement pendant une heure et demie. Vous devrez dansez sur Cloclo , faire une ola … Et qui sait, vous serez peut-être désigné malgré vous comme protagoniste de cette aventure qui souligne les différentes visions du couple et les attentes divergentes des hommes et des femmes.

Bien que ce soit une approche qui parait très clichée, finalement c’est quand même très vrai ! Si vous y allez avec votre moitié, vous savourerez d’autant plus les petits travers qui sont épinglés. Maintenant mon homme sait que quand j’ai l’air de faire la gueule et que je dis : « non, y’a rien » c’est bien qu’il y a un problème !

Nous avons passé une excellente soirée et je vous recommande vivement de vous y précipiter d’autant plus que c’est un petit théâtre, les places sont à peine plus cher qu’un cinéma.

Vous ne regretterez pas !

04.03.2012

Du Q, du Q, du Q, c’est l’avenue Q !

Comme tant d’autres, j’ai moi aussi succombé au charme de l’Avenue Q hier soir à Bobino.

Je ne suis pas fan des comédies musicales et j’ai peur des marionnettes (la faute à Guignol et Gnafron, traumatisme de mon enfance) et pourtant j’ai adoré ce spectacle.

Les comédiens sont épatants, ils chantent, jouent la comédie et sont aussi marionnettistes. Ils endossent plusieurs rôles à la fois dans un spectacle de plus de deux heures. C’est époustouflant, j’en étais fatiguée pour eux.

Ce spectacle venu de Broadway a été adapté par Bruno Gaccio (leader des Guignols de l’info jusqu’à 2007). Attention ce n’est pas pour les enfants.

Vous découvrirez les aventures de Princeton et Kate Monster sur l’avenue Q et leurs charmants voisins : Brian, Willy, Tatami, Tracky Monster, Rod et Nikky, les amis pourris, Lucy la salope, pour nous conter combien la vie est pourrie !

C’est drôle rythmée on ne s’ennuie pas. Gare aux conséquences, depuis hier mon homme et moi n’arrêtons pas de chantonner « ça craint d’être moi ». L’air ne veut pas sortir de nos têtes : dans le métro, le train, au p’tit déj, c’est l’horreur.  Je pense que nous ne sommes pas les seuls, devant nous un homme dodelinait allégrement de la tête à chaque chanson.

C’est un spectacle unique, à voir absolument. Les gens en ressortent enthousiastes. Je n’ai pour l’instant constaté qu’une critique négative :  le couple âgé à côté de nous qui rouspétait en disant que ça ne leur plaisaient pas,  ils n’ont jamais applaudi et le monsieur s’est même endormi ! Je ne sais pas à quoi ils s’attendaient car le spectacle est fidèle aux résumés que j’ai pu lire jusqu’ici.

Seul petite déception pour moi, je m’attendais à plus de références à l’actualité et à la  politique en raison de la patte de Bruno Gaccio. Il y a des clins d’œil mais pas tant que ça.

En prime, un orchestre qui joue en live toutes les musiques de cette comédie, c’est assez impressionnant. Dommage qu’ils ne soient pas valorisés car on ne les découvre qu’à la fin. Les comédiens n’ont pas été présentés et pourtant ils méritent de l’être.

En tous les cas, c’était une super soirée, vous avez jusqu’au 1er avril pour aller les voir.